Dépêches AFP

Reprise des pourparlers interlibyens sous l'égide de l'ONU

23 novembre 2020 à 18h46 Par AFP
Des représentants libyens chargés de mettre sur pied un exécutif unifié ont repris lundi leurs discussions, axées sur les critères de sélection des futurs dirigeants de la transition, a annoncé l'ONU. Ce second round du Forum politique libyen, qui se tient sous l'égide des Nations unies et se déroule en format virtuel, intervient après une première session mi-novembre à Tunis qui a permis de trouver un accord sur des élections "nationales" le 24 décembre 2021, mais pas sur les noms des futurs dirigeants de la transition. "Vous avez fait des pas en avant importants et suscité les espoirs et les attentes du peuple libyen sur la tenue d'élections. Il reste encore beaucoup de travail à faire", a dit l'Américaine Stephanie Williams, représentante spéciale de l'ONU par intérim, aux participants.Les discussions ont porté sur les "critères de sélection" des futurs dirigeants de la transition, a annoncé la Mission d'appui des Nations Unies en Libye (MANUL) à l'issue de cette première journée. Elles ont "été ajournées à mercredi pour permettre aux participants d'étudier les options de sélection présentées" lundi, a ajouté la MANUL. La reprise de ces pourparlers intervient alors que des organisations libyennes ont récemment appelé à enquêter sur des "allégations de corruption" pendant le premier round à Tunis visant, selon elles, à influencer le processus de sélection des futurs responsables.En réponse, l'émissaire onusienne a affirmé qu'un groupe d'experts des Nations Unies avait été saisi, "étant donné que de telles activités, si elles sont avérées, pourraient constituer une entrave au processus politique et faire l'objet de sanctions". Mme Williams a tenu à rassurer les participants: "Dès que nous aurons des informations sur ces allégations, vous serez les premiers informés".La Libye est plongée dans le chaos depuis le soulèvement appuyé par l'Otan qui a renversé le régime de Mouammar Kadhafi en 2011.Deux autorités s'y disputent le pouvoir, sur fond d'implications étrangères: le Gouvernement d'union nationale (GNA) à Tripoli, soutenu militairement par la Turquie et reconnu par l'ONU, et un pouvoir incarné par Khalifa Haftar, homme fort de l'Est, appuyé par les Emirats Arabes Unis, la Russie et l'Egypte.