Zimbabwe: Mugabe ne veut pas d'observateurs de l'UE pour les prochaines élections

Par La rédaction

HARARE (AFP) - (AFP)

Le président Robert Mugabe refuse la présence d'observateurs de l'Union européenne ou du Royaume-Uni, qui ont imposé des sanctions au Zimbabwe, pour les prochaines élections générales, rapporte vendredi le quoditien gouvernemental The Herald.

"Nous voulons des observateurs impartiaux, qui ne vont pas décider qui aider et qui ne pas aider.Nous ne supportons pas les ingérences dans nos affaires électorales", a déclaré le chef de l'Etat lors d'une rencontre avec l'ambassadeur britannique à Harare, selon The Herald.

"La Grande-Bretagne ne devrait pas s'impliquer dans la campagne, que ce soit en faveur de notre parti ZANU-PF ou contre nous", a ajouté le président, alors que la date des élections n'est pas encore fixée.

Les relations entre le Zimbabwe et la Grande-Bretagne, son ancienne puissance coloniale, et plus généralement l'Union européenne, se sont tendues depuis que Mugabe a exproprié des fermiers blancs pour redistribuer la terre aux noirs.

A la suite de ces tensions et de violations des droits de l'homme lors des élections de 2002, Londres et l'UE ont imposé des sanctions au Zimbabwe, et ont gelé des avoirs du président lui-même et de son entourage.

"Comment pouvons-nous inviter des gens qui nous ont imposé des sanctions pour être nos observateurs", a poursuivi le chef de l'Etat."En imposant des sanctions, ces gens ont fait la preuve qu'ils étaient contre notre camp.

Depuis 2009, Mugabe, 87 ans, partage tant bien que mal le pouvoir avec son Premier ministre et rival Morgan Tsvangirai, au terme d'un accord qui a permis d'éviter un bain de sang dans le pays mais n'a pas résolu la crise politique.

Les deux camps s'opposent encore sur les modalités et la date des prochaines élections, qui doivent permettre de les départager.Le président Mugabe a récemment annoncé qu'il souhaitait organiser le scrutin début 2012.