Rishi Sunak dit vouloir "coopérer étroitement" avec la France sur l'immigration

AFRICA RADIO

7 novembre 2022 à 16h21 par AFP

Le Premier ministre britannique Rishi Sunak a affirmé lundi qu'il voulait "coopérer étroitement" avec la France sur l'immigration, après avoir rencontré pour la première fois le président français Emmanuel Macron, en marge de la COP27 en Egypte.

Il s'agissait du premier tête-à-tête entre les deux dirigeants depuis l'arrivée à Downing Street de Rishi Sunak il y a deux semaines. "C'était formidable de rencontrer le président Macron pour parler non seulement de la lutte contre l'immigration illégale mais aussi d'autres domaines dans lesquels nous voulons coopérer étroitement avec les Français", a affirmé le dirigeant britannique après l'entrevue. Après une période de tensions entre Londres et Paris, le gouvernement de Rishi Sunak, devenu Premier ministre sur fond de crise politique après les démissions de Boris Johnson et Liz Truss, semble adopter un ton plus conciliant à l'égard de la France. Emmanuel Macron et Rishi Sunak avaient déjà décidé lors d'un entretien téléphonique fin octobre de coopérer davantage en matière d'immigration alors que près de 40.000 personnes ont déjà risqué leur vie en traversant illégalement la Manche sur de petites embarcations depuis le début de l'année, un record. "Je pense qu'il y a une opportunité à saisir pour travailler ensemble, pas seulement avec les Français mais avec d'autres pays aussi", a estimé M. Sunak, précisant qu'il donnerait plus de détails "dans les prochaines semaines". "Nous voulons tous que la situation se résolve le plus vite possible", a affirmé M. Sunak en soulignant qu'il s'agissait d'un "problème complexe" qui "ne va pas être résolu en une soirée". Le gouvernement britannique est mis sous pression pour sa gestion de l'afflux de migrants, avec des récentes révélations concernant un centre d'accueil surpeuplé et le jet d'engins incendiaires sur un autre centre près de Douvres. La ministre de l'Intérieur Suella Braverman a par ailleurs suscité la polémique en qualifiant la semaine dernière au Parlement d'"invasion" l'afflux de migrants arrivant au Royaume-Uni.