Les élections régionales ont débuté dimanche matin dans le calme au Cameroun. Un scrutin indirect, réservé à quelque 10.000 grands électeurs – conseillers municipaux et chefs traditionnels – pour renouveler les dix conseils régionaux du pays. La majorité présidentielle y est ultra-dominante : plus de 9.000 électeurs sont issus du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) du président Paul Biya.
Boycott frontal de l’opposition
Le principal fait politique du jour reste le boycott du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC) d’Issa Tchiroma. L’opposant, qui revendique toujours la victoire à la présidentielle d’octobre, refuse de participer à ce qu’il qualifie de “normalisation institutionnelle” en pleine crise post-électorale. Il pointe un contexte de “deuil national” et de “contestation morale profonde”.
Depuis la réélection de Paul Biya pour un huitième mandat, les grandes villes ont été secouées par des manifestations violemment dispersées. Installé en Gambie, Issa Tchiroma a même annoncé trois journées de “villes mortes” dès ce dimanche.
Un paysage politique morcelé
Neuf partis ont présenté un total de 75 listes validées par Elecam. Outre le RDPC, seul à être présent dans les dix régions, figurent notamment l’UNDP, le PCRN, l’UDC, l’UMS ou encore le BRIC. Lors du précédent scrutin, en 2020, le RDPC avait raflé neuf conseils régionaux sur dix.
Cette année encore, tous les présidents sortants, candidats à leur succession, ont été investis par leurs formations.
Des compétences limitées mais stratégiques
Les conseils régionaux disposent essentiellement de prérogatives consultatives et de missions de gestion locale, notamment en matière de développement économique, d’aménagement ou de coopération intercommunale.
Les résultats du scrutin sont attendus dans les prochains jours, sans suspense majeur quant au rapport de force.
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