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Calbo, pilier du rap français, s’éteint à 52 ans : hommage à une voix qui ne s’éteindra jamais

Actus. Le rap français est en deuil. Calbony M’Bani, plus connu sous son nom de scène Calbo, cofondateur du duo Ärsenik, s’est éteint ce dimanche 4 janvier 2026 à l’âge de 52 ans, a annoncé sa famille dans un communiqué partagé sur les réseaux sociaux. La nouvelle a immédiatement suscité une vague d’émotions et d’hommages de la part d’artistes, de fans et de professionnels de la musique.

Calbo, pilier du rap français, s’éteint à 52 ans : hommage à une voix qui ne s’éteindra jamais

Une voix unique, une plume engagée

Né le 22 septembre 1973 à Villiers-le-Bel (Val-d’Oise) dans une famille originaire du Congo-Brazzaville, Calbo découvre très tôt la culture hip-hop dans les quartiers de la région parisienne. Avec son frère Lino (Gaëlino M’Bani), il forme en 1992 le groupe qui va marquer toute une génération : Ärsenik. 

Le duo se distingue dès ses débuts par une écriture dense, incisive et engagée, donnant une voix à celles et ceux qui vivent les réalités sociales des banlieues françaises. Leur premier album, “Quelques gouttes suffisent…” (sorti en 1998), devient un classique du rap français. Il est salué pour ses textes profonds et sa capacité à mêler message fort et sens artistique, et contribue à installer définitivement Ärsenik parmi les groupes incontournables de l’époque. 

La trace d’une époque — et d’une culture

Au fil des années, Ärsenik s’impose comme l’une des figures emblématiques du rap français des années 90, particulièrement au sein du fameux collectif Secteur Ä, aux côtés d’artistes tels que Stomy Bugsy, Passi, Doc Gyneco ou Neg’ Marrons. Leur influence dépasse la musique : leur image et leur attitude ont façonné une culture, inspirant des dizaines d’artistes et contribuant à populariser tout un mouvement urbain. 

Leur morceau “Boxe avec les mots” reste encore aujourd’hui une référence, souvent cité pour sa punchline devenue culte sur l’engagement dans le rap : une véritable profession de foi artistique qui a marqué tout un pan de la scène hip-hop. 

Un héritage solo et collectif

Parallèlement à sa carrière au sein d’Ärsenik, Calbo a aussi exploré des chemins personnels, notamment au travers de collaborations et de projets solo. En 2022, il avait d’ailleurs publié son propre album, “Quelques gouttes de plus”, revenant sur son parcours et son engagement artistique. 

Au-delà de la musique, Calbo s’est aussi investi dans la transmission et l’éducation artistique, animant des ateliers d’écriture et partageant son expérience avec la jeunesse, perpétuant ainsi l’esprit originel du hip-hop qu’il chérissait. 

Un départ qui touche toute la scène rap

Dès l’annonce de son décès, de nombreux artistes ont rendu hommage à Calbo. Rohff a salué « un grand monsieur du rap, et un grand frère de la vie », tandis que Kery James, Stomy Bugsy ou encore Akhenaton ont exprimé leur émotion et leur reconnaissance pour tout ce qu’il a apporté à la culture hip-hop française. 

Sa disparition rappelle avec force l’impact durable de sa voix, de ses textes et de son engagement : Calbo n’était pas seulement un artiste, mais une figure inspirante qui a su traverser les époques tout en restant fidèle à ses convictions.

Calbo restera immortel par sa musique

Au final, Calbo laisse derrière lui non seulement une carrière riche et influente, mais aussi une véritable empreinte dans l’histoire du rap français. De Villiers-le-Bel aux scènes les plus emblématiques de l’Hexagone, son nom restera associé à une époque, à une identité et à une énergie qui continuent de résonner aujourd’hui.

 

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