Quatre ans après son arrivée au pouvoir par la force, le général Mamadi Doumbouya a été investi samedi 17 janvier président de la République de Guinée. La cérémonie s’est tenue au stade Lansana-Conté, devant environ 50.000 personnes, en présence de nombreux chefs d’État africains.
Serment sur la nouvelle Constitution
Amaigri mais en apparente bonne forme, le nouveau chef de l’État, 41 ans, a prêté serment sur la Constitution adoptée par référendum en septembre 2025. Vêtu d’un boubou traditionnel, il a juré de « respecter et faire respecter scrupuleusement » la loi fondamentale, après des mois de rares apparitions publiques qui avaient nourri des interrogations.
Une élection sans campagne
Plébiscité le 28 décembre avec 86,72 % des suffrages, Mamadi Doumbouya a remporté une présidentielle qu’il a menée sans campagne sur le terrain. Candidat indépendant, soutenu par le mouvement GMD, il entame un mandat de sept ans, malgré sa promesse initiale de ne pas se présenter à l’issue de la transition.
Entre soutien régional et contestation interne
La cérémonie a réuni plusieurs dirigeants africains, dont ceux du Rwanda, du Sénégal, du Mali ou du Gabon. Mais sur le plan intérieur, la situation reste tendue. Depuis 2021, partis suspendus, manifestations interdites et arrestations d’opposants ont installé une chape de plomb sur la vie politique guinéenne.
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