Le gouvernement ivoirien s'est engagé ce lundi 19 janvier à "enlever" l'entièreté des énormes volumes de cacao, coincés depuis plusieurs mois dans les coopératives et dans les ports du pays en raison de gros blocages à l'exportation, selon l'interprofession du secteur.
Les producteurs, dont la marchandise doit être achetée au prix record fixé par l'État en octobre de 2.800 francs, ne sont plus payés pour certains depuis novembre, les plongeant dans une grave précarité.
"Aucun cacao ne va rester dans la main des planteurs de Côte d'Ivoire"
"L'État de Côte d'Ivoire a pris les choses en main et dans les jours à venir, aucun cacao ne va rester dans la main des planteurs de Côte d'Ivoire", a déclaré devant la presse le vice-président de l'OrganisationInterprofessionnelle Agricole du café-cacao (OIA) M. Obed Blondé Doua.
"Tout sera enlevé", a-t-il ajouté, reconnaissant des "difficultés". Mercredi 16 janvier, le Conseil Café Cacao (CCC), organe régulateur de la filière, avait réfuté tout "blocage".
"Nous reconnaissons que nos producteurs ont beaucoup de cacao dans leurs mains, dans les villages, dans les campements" qui "n'arrive pas à sortir", a
déclaré M. Doua.
- Lire aussi : Côte d’Ivoire : Alassane Ouattara fixe les nouveaux prix du cacao et du café pour la campagne 2025-2026
Dans certains villages de l'ouest du pays, où s'est rendu l'AFP, plusieurs centaines de tonnes s'entassent dans les coopératives, sans être autorisées à quitter les entrepôts et sans permettre, donc, que les producteurs soient payés.
Après avoir frôlé les 12.000 dollars la tonne en 2024, le cacao a sévèrement dévissé sur le marché mondial depuis l'été et peine à atteindre les 5.000 dollars.
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