Bénin: l'armée repousse une attaque dans le nord-ouest du pays

AFRICA RADIO

13 octobre 2022 à 16h06 par AFP

Une attaque "terroriste" a été repoussée mardi soir par l'armée dans le nord-ouest du Bénin, une région menacée par des groupes jihadistes mais aussi criminels, a indiqué un communiqué de l'état-major parvenu jeudi à l'AFP.

Cible de plusieurs attaques meurtrières depuis fin 2021, l'armée béninoise est déployée dans le nord du pays pour contenir les groupes jihadistes présents chez ses voisins nigérien et burkinabé. "Dans la nuit du mardi 11 au mercredi 12 octobre, des terroristes ont tenté de s'infiltrer dans le dispositif des Forces armées béninoises à Matéri", dans le département de l'Atacora, précise le communiqué. Alors qu'ils se préparaient à lancer une "attaque complexe", les assaillants "ont été surpris" par des soldats béninois et "ont fait exploser une mine artisanale", poursuit le communiqué signé par le commandant Ebénézer Honfoga, chef bureau information et relations publiques de l'armée béninoise. Le reste des assaillants ont ensuite essayé d'attaquer les soldats béninois qui ont riposté, "tuant au moins huit terroristes" et récupérant "d'importants matériels de guerre, de communication et d'acquisition", selon le communiqué. En juin, deux policiers ont été tués dans l'attaque d'un commissariat par des hommes armés dans cette région. La première attaque meurtrière connue dans le nord du Bénin remonte à décembre 2021, où deux soldats avaient été tués dans une localité proche de la frontière avec le Burkina Faso, où sévissent des groupes jihadistes. Le gouvernement avait alors annoncé renforcer son déploiement militaire dans le nord du pays pour sécuriser ses frontières. Fin mai, il avait annoncé que le pays avait connu près d'une vingtaine d'attaques de groupes armés. C'était la première fois que le gouvernement donnait un bilan global de ces attaques, même si, à aucun moment, il n'a utilisé le terme jihadiste. Le Mali, le Burkina Faso et le Niger sont aux prises avec des insurrections jihadistes et les Etats voisins comme le Bénin, le Ghana, le Togo et la Côte d'Ivoire s'inquiétent depuis plusieurs années de débordements sur leur territoire.