Centrafrique: durée du couvre-feu étendue dans le centre après des attaques de rebelles

Par AFP

AFRICA RADIO

L'horaire de couvre-feu a été étendu en Centrafrique dans une ville à 380 km à l'Est de la capitale Bangui après plusieurs attaques de rebelles contre des militaires, a déclaré samedi à l'AFP le sous-préfet de la région.

Classé deuxième pays le moins développé au monde par l'ONU, la Centrafrique a plongé dans une sanglante guerre civile depuis 2013, qui a baissé d'intensité depuis 2018 - même si des pans entiers de territoires continuent d'échapper au pouvoir central de Bangui. A Bambari (centre), la quatrième ville du pays, les autorités ont rallongé la période du couvre-feu, qui s'étend désormais de 18H00 locales, au lieu de 22H00, à 05H00, à la suite "d'une réunion sécuritaire", a expliqué à l'AFP Saturnin Nicaise Grepandet, sous-préfet de Bambari. Cette décision a été prise après la mort ces derniers jours de deux membres des forces armées centrafricaines (FACA) "tués par des rebelles" de l'Union des patriotes pour le changement, un des principaux groupes armés présents dans l'Est du pays, a poursuivi le sous-préfet. "Ce sont des mesures de précaution", a-t-il conclu. Une semaine avant la présidentielle du 27 décembre 2020, six des plus puissants groupes armés qui se partageaient alors la majeure partie de la Centrafrique se sont alliés au sein de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) et ont lancé une offensive pour empêcher la réélection de M. Touadéra. Les forces gouvernementales ont réussi depuis le début de l'année à reprendre aux rebelles les agglomérations et une bonne partie des deux tiers du pays qu'ils contrôlaient depuis plusieurs années, essentiellement grâce au renfort de soldats rwandais et à la présence de centaines de paramilitaires russes combattant à leurs côtés. Les autorités centrafricaines ont reconnu vendredi une partie des accusations formulées en mars par l'ONU notamment sur des crimes et actes de torture, commis "majoritairement" par des rebelles mais aussi des soldats centrafricains et leurs alliés "instructeurs russes".