Ethiopie: le Premier ministe accuse les rebelles oromo d'un nouveau massacre

AFRICA RADIO

4 juillet 2022 à 18h51 par AFP

La région éthiopienne de l'Oromia a été le théâtre d'un nouveau massacre de civils, a annoncé lundi soir, sans donner de bilan, le Premier ministre Abiy Ahmed, accusant les rebelles de l'Armée de libération Oromo (OLA).

Il n'était pas possible dans l'immédiat de vérifier cette information et d'obtenir des détails, le réseau de télécommunications étant coupée dans la zone concernée, située dans l'ouest de l'Ethiopie et frontalière du Soudan du Sud. "Des citoyens vivant dans la zone administrative de Qellem Wollega, dans l'Etat régional de l'Oromia ont été massacrés", a tweeté M. Abiy sur son compte officiel, sans préciser la date des faits ou leur localisation exacte. Il a accusé l'OLA d'avoir perpétré la tuerie "au cours de sa fuite" après avoir été "écrasée par les forces de sécurité" et a promis d'"éradiquer" ce "groupe terroriste". L'Association Amhara d'Amérique (AAA), basée aux Etats-Unis, a indiqué dans un message à l'AFP que la tuerie avait commencé ce lundi vers 06H00 dans le village de Mender 20, situé dans le woreda (district) de Hawa Gelan et visait des Amhara, deuxième communauté ethno-linguistique du pays, minoritaire en Oromia. "Un de nos enquêteurs a pu parler à trois témoins qui se cachaient dans une forêt proche", a précisé l'AAA, la tuerie "était en cours quand il leur a parlé vers midi; depuis 13H00 environ, le réseau est coupé". Le 18 juin des hommes armés avaient massacré des centaines de civils, en majorité amharas, dans le hameau de Tole, situé dans la zone de Ouest Wellega, voisine de celle Qellem Wollega, en Oromia. Les autorités et des survivants ont accusé l'OLA qui a démenti, mettant en cause une milice progouvernementale. L'ONU a réclamé une enquête impartiale.