Les Etats-Unis condamnent l'"escalade" des violences en Ethiopie

Par AFP

AFRICA RADIO

Les Etats-Unis ont condamné mercredi l'"escalade" des violences en Ethiopie, où la capitale de la région septentrionale du Tigré a été la cible d'attaques par les forces éthiopienne pour la deuxième fois en une semaine.

"Nous avons vu les rapports crédibles d'attaques dans et autour de Mekele", la capitale du Tigré, a tweeté Ned Price, le porte-parole du département d'Etat. "Les États-Unis condamnent l'escalade continue de la violence, qui met les civils en danger", a ajouté M. Price depuis Bogota, où le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken est en visite. "Le gouvernement éthiopien et le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF, rebelles tigréens) doivent mettre fin aux hostilités et entamer des pourparlers dès maintenant", a souligné le porte-parole. Les États-Unis sont un allié de longue date de l'Ethiopie, mais ils ont exprimé une frustration croissante à l'égard de la campagne militaire lancée par le Premier ministre Abiy Ahmed il y a près d'un an contre le TPLF, l'ancien parti au pouvoir dans la région et à Addis Abeba jusqu'en 2018. Au début du conflit, les forces fédérales avaient rapidement pris le contrôle de la majeure partie de la région, dont Mekele, tombée entre leurs mains fin novembre 2020. Mais en juin, le TPLF a repris l'essentiel du Tigré puis a poursuivi son offensive dans les régions voisines de l'Amhara et de l'Afar, accentuant une crise humanitaire qui frappe des centaines de milliers de personnes. Selon l'ONU, au moins deux millions de personnes ont été déplacées par le conflit au Tigré et dans les régions voisines. Le département d'Etat américain avait déjà appelé lundi "toutes les parties à cesser immédiatement les hostilités (et) à entrer en négociations sans conditions pour un cessez-le-feu stable".