Par La rédaction

Les français étaient plus de 13 millions dimanche soir devant leur poste de télévision pour entendre la première déclaration de l'ex-président du FMI. Après le traumatisme des premières heures, puis le tsunami médiatique qui a suivi, beaucoup attendaient l'épilogue. Mais en lieu de point d'orgue, les téléspectateurs de TF1 ont eu droit à un discours qui semblait minutieusement préparé. Manquant complètement de c�?ur et de spontanéité. Les expressions « faute morale », « relation inappropriée » sonnant faux et pire, peut-être, le fait de remettre l'habit de l'expert pour parler d'économie en deuxième partie ont donné une impression de détachement. Comme si DSK avait joué exactement une partition écrite par d'autres mais sans virtuosité. Ce mauvais arrière goût pourrait trouver son explication dans le fait que son interview avait été minutieusement préparée par ses communicants. En effet comme toujours, ceux que l'on a appelé ses [quatre mousquetaires->http://www.lexpress.fr/actualite/les-quatre-mousquetaires-de-dsk_889931.html], étaient aux manettes. Gilles Finchelstein, Anne Hommel, Ramzi Khiroun et Stéphane Fouks ; ses plus proches conseillers en communication, n'ont pas lâché l'homme pendant cette période de crise. C'est eux qui ont dûment préparé le retour de l'ancien challenger à la présidence. Et c'est là que le bât blesse. Car au lieu de travailler un discours vrai, percutant, honnête, en laissant par exemple leur « bête médiatique » s'exprimer avec ses propres mots, la fine équipe s'est contentée d'un simple copier-coller. Et cela n'a pas échappé longtemps aux journalistes. Le site [lemonde.fr->http://www.lemonde.fr/dsk/article/2011/09/19/l-acte-de-contrition-de-dsk-fait-echo-a-celui-de-bill-clinton_1574525_1522571.html] et la chaîne BFM ont été dans les premiers média à révéler le subterfuge. Par un montage qui ne laisse aucune place aux doutes ils ont montré l'étrange similarité entre le mea-culpa de DSK et celui �?� de Bill Clinton, à la suite de l'affaire Lewinsky. Matthieu Jean