Par La rédaction

Dans un entretien avec le Figaro Magazine à paraître samedi 11 février, Nicolas Sarkozy évoque l'utilisation du référendum. Un outil gaulliste qu'il n'apprécie pourtant pas. En effet, lorsqu'il était ministre de l'intérieur en 2003, M. Sarkozy avait affronté un « non » au sujet du référendum corse, qui prévoyait la fusion des deux départements de l'�?le. Il se souvient aussi de 2005, où la France avait été divisée en deux sur la question de l'Europe. L'entretien, consacré aux valeurs que le chef de l'Etat souhaite pour la France, dégage deux grandes lignes : droit du chômage et justice des étrangers. D'un côté, il demande si les chômeurs ont le droit de refuser une formation ou un emploi, désirant clairement s'inspirer du modèle social allemand mis en place par l'ancien chancelier Gerhard Schröder. Actuellement, un "refus à deux reprises sans motif légitime d'une offre raisonnable d'emploi" entraîne la radiation de Pôle emploi. De l'autre, l'idée de confier les expulsions d'immigrés illégaux à la justice administrative, afin de les faciliter. Un thème qui avait déjà été examiné par la commission Mazeaud, lorsque Brice Hortefeux était ministre de l'immigration. Cette réforme imposerait obligatoirement une modification de la Constitution, et sur ce sujet Nicolas Sarkozy n'a pas précisé s'il organiserait un référendum. Par cet entretien, l'actuel président de la République accélère son entrée en campagne. Il pourrait se déclarer dès la semaine prochaine, autour du jeudi 16 février ; soit avec une déclaration de candidature à la télévision, soit suivie d'une émission, avec présentation du projet et organisation d'un grand meeting par l'UMP, peut-être à Marseille.