Affaire Regeni: les enquêteurs égyptiens ont accepté de "se repositionner", selon Rome

Par La rédaction

Rome (AFP)

Les enquêteurs égyptiens, sur l'insistance de l'Italie, "se sont repositionnés", acceptant que l'enquête sur le meurtre de l'étudiant italien Giulio Regeni soit prolongée, alors que Rome avait fermement contesté la thèse du gang crapuleux, a affirmé le ministre de l'Intérieur, Angelino Alfano.

"Il est important que, face à notre fermeté sur la recherche de la vérité, les Egyptiens, après quelques heures, se soient repositionnés et nous aient fait savoir que leurs enquêtes sont encore en cours", déclare le ministre dans une interview publiée dimanche dans le Corriere della Sera. 

"Nos enquêteurs doivent être directement associés (à l'enquête), participer aux interrogatoires et aux vérifications effectuées par les collègues du Caire.Notre regard est indispensable", insiste le ministre.

"Je tiens à répéter aux parents de Giulio et aux citoyens que le gouvernement italien aura le nom de assassins", assure-t-il.

Le président du Conseil Matteo Renzi avait averti samedi que l'Italie "ne se satisferait pas d'une vérité commode", après que l'enquête de la police égyptienne eut assuré que l'étudiant Giulio Regeni, assassiné début février, avait été victime d'un gang criminel. 

La presse italienne et les milieux diplomatiques occidentaux en Egypte soupçonnent des membres des services de sécurité de l'avoir enlevé et torturé à mort, ce que le gouvernement égyptien dément. 

Giulio Regeni avait disparu le 25 janvier en plein coeur du Caire, et son corps avait été retrouvé neuf jours plus tard en bordure d'autoroute, atrocement mutilé et torturé.