Algérie: capture d'un jihadiste de retour du Sahel (Défense)

Par AFP

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Un jihadiste algérien qui avait rejoint des "groupes terroristes" au Sahel a été arrêté par l'armée à Tamanrasset, dans le grand Sud de l'Algérie près de la frontière avec le Mali, a annoncé samedi le ministère de la Défense.

"Dans le cadre de la lutte antiterroriste (...) les services de sécurité relevant du ministère de la Défense nationale ont capturé le 30 avril 2021 à Tamanrasset un terroriste actif au sein d'une organisation terroriste au Sahel", a indiqué le ministère dans un communiqué. "A. Mellouki avait rallié les groupes terroristes en 2012", précise le texte.Le terme "terroriste" est utilisé par les autorités pour désigner des islamistes armés restés actifs depuis la guerre civile (1992-2002).Héritiers du Groupe islamique armé (GIA), des combattants algériens restent actifs au sein des groupes jihadistes au Sahel, y compris au niveau de leur commandement L'Algérien Youssef Abou Oubeida a succédé en novembre à un autre Algérien, Abdelmalek Droukdel --tué en juin 2020 au Mali par l'armée française-- à la tête d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Depuis le 1er janvier, cinq jihadistes se sont livrés aux autorités algériennes à Bordj Badji Mokhtar, ville frontalière du Mali.Par ailleurs, huit islamistes armés ont été tués dans des accrochages avec des soldats, selon le ministère de la Défense. Trois soldats ont trouvé la mort.Malgré la mise en oeuvre en 2005 d'une Charte pour la paix et la réconciliation, censée tourner la page de la "décennie noire" (1992-2002), qui a fait 200.000 morts, des groupes armés islamistes restent actifs, notamment dans l'est de l'Algérie, où ils ciblent généralement les forces de sécurité.Dans son bilan antiterroriste de 2020, l'armée a indiqué avoir mis "hors d'état de nuire" 37 jihadistes, dont 21 ont été "abattus". Elle en a capturé neuf et sept autres se sont rendus aux autorités militaires.A titre de comparaison, elle avait éliminé quinze islamistes armés en 2019.Selon la presse officielle, l'armée aurait déjoué en décembre un plan de redéploiement d'Aqmi après la mort d'Abdelmalek Droukdel.