Burkina: au moins deux gendarmes tués dans une attaque dans l'Ouest près du Mali

25 mai 2020 à 10h14 par AFP

AFRICA RADIO

Au moins deux gendarmes burkinabè ont été tués dimanche lors d'une attaque à Faramana, importante ville frontalière Mali, dans l'ouest du Burkina Faso, a-t-on appris lundi de sources sécuritaires.

"Des individus lourdement armés ont attaqué le poste de gendarmerie de Faramana, dans le Houet (province) aux environs de 22H00. Deux gendarmes, dont le commandant de brigade, ont trouvé la mort au cours de cette attaque", a déclaré à l'AFP une source de sécurité. "Un autre gendarme est toujours porté disparu", a poursuivi cette source. Située à 4 kilomètres de la frontière du Mali et à 125 kilomètres de Bobo Dioulasso, la deuxième grande ville du Burkina Faso, Faramana, chef-lieu de département, est un important carrefour commercial. Selon une autre source sécuritaire, "le poste de police de la localité (Faramana) a également été visé par une attaque quasi simultanée avec celle de la gendarmerie. Il s'agissait sûrement d'empêcher tout renfort", a commenté cette source."Aucune perte en vie humaine mais le poste de police a été sérieusement endommagé par un incendie", a-t-on précisé.Selon la même source, "le poste de police frontière de Madouba (dans la province voisine de Kossi) a été l'objet d'une attaque par des individus armés dans la même nuit". Samedi, le président burkinabé Roch Marc Christian Kaboré, avait affirmé au sortir d'un Conseil de défense avoir donné des instructions à la hiérarchie militaire pour que "des stratégies, des tactiques, des initiatives soient prises, pour la destruction" des bases jihadistes, qui "combattent l'Etat et nos populations"La semaine dernière, au moins sept membres des forces de sécurité ont perdu la vie dans des attaques jihadistes.Le Burkina Faso est en proie à de fréquentes attaques jihadistes, souvent entremêlées à des conflits intercommunautaires, qui ont fait près de 900 morts depuis 2015, et contraint 840.000 personnes à fuir leurs foyers.Ces violences qui touchent toute cette partie du Sahel se sont soldées par 4.000 morts au Mali, au Burkina Faso et au Niger en 2019, selon l'ONU.