Centrafrique: bilan alourdi dans l'effondrement d'une mine d'or

Par La rédaction

Bangui (AFP)

Soixante-deux personnes sont mortes dans l'effondrement d'une mine d'or dû à de fortes pluies, dimanche, à Ndassima, dans le centre de la Centrafrique, selon le dernier bilan communiqué vendredi par la préfecture de la Ouaka (centre).

"En tout 62 personnes sont mortes dans ce drame.37 corps ont pu être sortis (...) mais au moins 25 personnes sont portées disparues à ce jour selon les vérifications et les recherches faites auprès des parents et proches", a déclaré à l'AFP une source au sein de la préfecture.

Ces personnes disparues "sont restées sous les terres à une profondeur inaccessible.Les recherches ont pris fin.Ceux des parents qui n'ont pas vu leurs proches ne peuvent être assurés de les retrouver vivants", a-telle ajouté.

"Toute la population de la Ouaka est en deuil.Les gens n'arrêtent pas de pleurer.Imaginez-vous, dans une même famille, sept personnes sont mortes dans ce drame.C'est une véritable tragédie", avait affirmé mercredi Didier Ouangaï, le maire de la capitale provinciale Bambari.

Un chef de quartier de Bambari, Mahamat Saléh Ndomakossi, avait auparavant déclaré que 64 personnes travaillaient au total dans la mine, à environ "18 mètres de profondeur" sous terre.

Dimanche, la présidence centrafricaine avait expliqué que "des pluies diluviennes" avaient provoqué un éboulement de terre sur le chantier de la mine d'or de Ndassima.Le nouvel homme fort du pays, Michel Djotodia, a décrété mardi un deuil national de trois jours sur l'ensemble du territoire centrafricain.

Les réserves de la mine de Ndassima sont estimées à environ 3,6 millions d'onces d'or.Le site, initialement exploité par Aurafrique, filiale de la société canadienne Axmin, avait été fermé en 2009 par le gouvernement centrafricain qui estimait que la gestion se faisait dans une "opacité générale au détriment de l'intérêt national".

Les rebelles du Séléka avaient repris le contrôle de l'exploitation lors d'une première offensive menée en janvier, avant de prendre le pouvoir à Bangui et de renverser le président François Bozizé en mars.