Dépêches AFP

Centrafrique: deux militaires tués dans une embuscade (Minusca)

22 juin 2020 à 12h09 Par AFP
Deux militaires de l'armée centrafricaine ont été tués dans une embuscade tendue par des éléments d'un des principaux groupes armés à Besson (Ouest), a annoncé lundi le chef de la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca).

"Je condamne avec la dernière énergie cette attaque criminelle d'éléments du groupe armé 3R ce 21 juin (...) qui a fait deux morts", a déclaré Mankeur Ndiaye sur Twitter, ajoutant que cette attaque a visé une patrouille mixte composée de soldats des forces armées centrafricaines et de casques bleus de la Minusca.

Cinq autres personnes ont été blessées, et "les victimes sont des militaires centrafricains", a précisé à l'AFP Vladimir Monteiro, porte-parole de la Minusca.

"C'était un convoi qui allait de Bouar à Besson, il a été attaqué aux portes de Besson par des 3R. Le convoi se rendait à Besson dans le cadre de l'opération de restauration de l'autorité de l'Etat, qui se poursuit actuellement", a-t-il ajouté.Depuis mercredi, la Minusca a lancé une opération militaire d'ampleur dans l'ouest de la Centrafrique pour contrer l'expansion des 3R, l'un des principaux groupes armés du pays, principalement composé de Peuls et actif dans l'ouest du pays.

Début juin, le leader des 3R, Sidiki Abass, avait annoncé qu'il suspendait sa participation à l'accord de paix signé le 6 février 2019 avec le gouvernement centrafricain et 13 autres mouvements rebelles."L'opération conjointe a pour objectif de pousser le 3R et Sidiki Abass à revenir complétement dans (l'accord de paix) en cessant sa politique expansionniste vers le nord et sud-est de cette région", a indiqué le général Franck Chatelus, chef d'état-major de la force de la Minusca.Le 9 juin, des éléments des 3R avaient attaqué une base militaire de l'armée centrafricaine à Bouar (Ouest), et blessé 14 éléments d'une unité mixte composée de soldats réguliers et d'anciens combattants rebelles.A quelques mois d'une élection présidentielle à haut risque, prévue pour décembre 2020, et malgré l'accord signé en février 2019, la Centrafrique est toujours en proie aux exactions des milices, et le gouvernement ne contrôle qu'une petite partie du territoire.