Côte d'Ivoire: création d'un organe de régulation du caoutchouc et du palmier à huile

31 octobre 2018 à 19h12 par AFP

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Le gouvernement ivoirien a mis en place, mercredi, un Conseil Hévéa-Palmier à huile, un nouvel organisme officiel destiné à réguler ces deux filières frappées par la chute des cours mondiaux.

La Côte d'Ivoire est le premier producteur africain de caoutchouc et septième mondial. Le pays est également en tête des producteurs de palmier à huile au sein de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa, huit pays).Le Conseil Hévéa-Palmier à huile "se résume à la régulation de ces filières, tout en privilégiant les intérêts des producteurs. C'est cela la forme de gestion paritaire avec les acteurs eux-mêmes" a déclaré le ministre ivoirien de l'Agriculture, Mamadou Sangafowa Coulibaly."Il me revient la charge de faire en sorte que ces deux filières retrouvent la sérénité et se remettent sur le chemin du développement" a déclaré Edmond Coulibaly, le directeur général du Conseil Hévéa-Palmier. Le nouvel organe, est la troisième structure de régulation dans le secteur agricole du pays, après les Conseils coton-anacarde (CCA) et Conseil du café cacao (CCC).L'Association des professionnels du caoutchouc naturel (Apromac) a salué la création d'une structure dont "la mission urgente serait certainement de s'occuper des nombreux contrevenants aux règles de fonctionnement des filières".En revanche, des spécialistes ont dénoncé une nouvelle instance de régulation "budgétivore", après les "bilans très mitigés" des précédents CCA et CCC.La Côte d'Ivoire, espère multiplier par 2,5 sa production de caoutchouc d'ici à cinq ans pour atteindre 2 millions de tonnes, avait annoncé le ministre ivoirien de l'Agriculture, Mamadou Sangafowa Coulibaly, le 22 octobre.La Côte d'Ivoire est le septième producteur mondial, mais très loin du leader, la Malaisie, qui produit près de 90% de l'hévéa de la planète.L'hévéa occupe un place importante au sein du secteur agricole ivoirien, "moteur du développement économique" du pays, car il contribue largement aux recettes d'exportation.L'huile de palme fait vivre au total près de deux millions de personnes en Côte d'Ivoire. La production, assurée à 70% par 38.000 planteurs villageois, a atteint 450.000 tonnes en 2017. L'agriculture assure 22% du PIB ivoirien, 50% des recettes d'exportation et occupe les deux tiers de la population active.ck/jh