Election ivoirienne: Ouattara investi candidat d'opposition pour le 2e tour

10 novembre 2010 à 16h44 par La rédaction

ABIDJAN (AFP)

L'ex-Premier ministre ivoirien Alassane Ouattara a été investi mercredi candidat de l'opposition pour le second tour de la présidentielle le 28 novembre, où il affrontera le chef de l'Etat sortant Laurent Gbagbo, a constaté un journaliste de l'AFP.

"Je mesure la responsabilité qui est la mienne désormais de porter les couleurs du RHDP" (Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix), a déclaré M. Ouattara lors d'une cérémonie à Abidjan.

Longtemps ennemis farouches, le chef du Rassemblement des républicains (RDR) Alassane Ouattara et l'ancien président Henri Konan Bédié, patron du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI, ex-parti unique), avaient créé en 2005 cette coalition anti-Gbagbo.

Défait au premier tour le 31 octobre, M. Bédié a appelé dimanche à voter pour son allié.

Promettant "la sauvegarde de l'oeuvre et de la mémoire du père fondateur, Félix Houphouët-Boigny" (1960-1993), M. Ouattara a assuré que "cette alliance est notre force, ceux qui en doutent se trompent", lors de cette cérémonie au siège du PDCI, devant de nombreux partisans.

"Nous allons gagner et gagner proprement", a affirmé le nouveau candidat RHDP.

"Notre avance doit être confirmée et augmentée.Cela est possible à condition de conforter notre cohésion, de soigner nos comportements, (...) de retrouver les mots justes et fédérateurs pour la campagne qui s'annonce âpre et très disputée", a prévenu M. Bédié, "président" de la campagne de M. Ouattara.

Avec le chef du RDR (32%), celui du PDCI (25,2%) et deux "petits" candidats, Albert Mabri Toikeusse (2,57%) et Innocent Anaky Kobena (0,23%), le RHDP a totalisé plus de 60%, contre 38% pour M. Gbagbo.Le camp présidentiel a jugé que les militants PDCI ne suivraient pas une alliance "contre-nature".

Une direction collégiale de campagne, présidée par l'avocat Jeannot Ahoussou Kouadio (PDCI) et Amadou Gon Coulibaly (RDR), a été mise en place pour ce scrutin censé clore une décennie de crise politico-militaire.