Le président du Conseil Faure Gnassingbé a gracié le 31 décembre quelque 1.500 prisonniers, dont 75 étaient des "détenus politiques" selon des partis politiques d'opposition et des organisations de la société civile.
Mais, "beaucoup de nos compatriotes sont encore privés de liberté ou gardés dans la souffrance des prisons aux conditions inhumaines. Près de 70 détenus politiques attendent impatiemment d'être libérés. Ils doivent être libérés", ont ajouté ces organisations, parmi lesquelles on retrouve deux importants groupements, le front "Touche pas à ma Constitution" et la Dynamique pour la majorité du peuple (DMP).
Le Togo a connu en juin et juillet une série de manifestations critiques du pouvoir dans la capitale Lomé au cours desquelles sept personnes avaient été
tuées, selon la société civile.
"Nous continuerons de nous battre pour qu'ils soient libérés. Il n'y a pas de raison que certains soient sortis des prisons et que d'autres maintenus", a déclaré à l'AFP Nathaniel Olympio, porte-parole du front "Touche pas à ma Constitution".
"Ce sont des détenus politiques parce qu'ils ont été arrêtés soit dans l'expression de leur opinion politique, soit lors des manifestations", a-t-il ajouté. Le pouvoir a toujours affirmé qu'il n'y avait pas de détenus politiques au Togo.
Parmi les détenus graciés, "certains purgeaient une longue détention, d'autres étaient incarcérés pour délits mineurs, d'autres encore sont âgés et en fin de peine, ou encore gravement malades", avait précisé le gouvernement au sujet de cette grâce de fin d'année.
Steeve Rouyar, un Français arrêté en juin à Lomé en marge d'une manifestation et accusé notamment d'"atteinte à la sûreté de l'Etat", faisait partie des personnes libérées.
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