Selon un comité de soutien, des travailleurs humanitaires de l'ONG française Terre d'asile en Tunisie qui avaient été emprisonnés pour aide aux migrants, ont été libérés dans la nuit du lundi 5 au mardi 6 janvier. Sherifa Riahi, ancienne directrice de l'ONG, et plusieurs de ses collègues étaient emprisonnés depuis plus de 20 mois. Le comité a publié sur Facebook une vidéo d'elle à sa sortie de prison et a indiqué que les autres travailleurs humanitaires avaient également été libérés. Ils avaient été interpellés en 2024 et encouraient jusqu’à dix ans de prison.
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23 prévenus, dont des élus municipaux
Parmi les 23 prévenus, figurent aussi les 17 membres du conseil municipal de la ville de Sousse. Deux sont en détention, mis en cause notamment pour avoir prêté des locaux à l'association. "Demain, nous prendrons connaissance du reste du jugement concernant les accusés en liberté", a déclaré Mahmoud Daoud Yaacoub, avocat et membre du collectif de défense de Sherifa Riahi. Il a affirmé que le tribunal avait prononcé une peine de deux ans de prison avec sursis à l'encontre des accusés jusqu'ici placés en détention provisoire, dont Sherifa Riahi.
Les prévenus emprisonnés avaient été interpellés en mai 2024 en même temps qu'une dizaine d'autres travailleurs humanitaires, parmi lesquels la militante antiraciste Saadia Mosbah, dont le procès s'est ouvert fin décembre. Avant l'audience du lundi 5 janvier, le comité de soutien à Sherifa Riahi avait assuré que "toutes les accusations laissant supposer l'existence d'activités illégales et non conformes aux procédures de l'action humanitaire (avaient) été levées" pendant l'instruction. Il en est "de même" pour "les allégations relatives à des financements illicites, à des flux financiers suspects", selon le comité. Sur sa page Facebook, la rapporteuse des Nations unies sur la situation des défenseurs des droits humains, Mary Lawlor, avait appelé dimanche les autorités tunisiennes à "remettre (Mme Riahi) en liberté plutôt que de la poursuivre sur la base d'accusations fallacieuses liées à sa défense des droits des migrants".
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