Eléphants d'Afrique: plan d'urgence contre le braconnage et le trafic d'ivoire

3 décembre 2013 à 15h50 par La rédaction

Gaborone (Botswana) (AFP)

Les principaux pays impliqués dans le commerce de l'ivoire, dont la Chine et la Thaïlande, se sont engagés mardi à pénaliser le trafic d'animaux sauvages, coordonner leurs actions et décourager la consommation, lors d'un sommet sur la protection des éléphants au Botswana.

Des représentants des pays frappés par le braconnage (Gabon, Kenya, Niger, Zambie...), des pays de transit de l'ivoire (Kenya, Malaisie, Philippines, Vietnam...) et des principaux consommateurs (Chine, Thaïlande...) ont pris quatorze "mesures d'urgence" pour enrayer le massacre des éléphants d'Afrique, a indiqué dans un communiqué l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), co-organisateur de la conférence à Gaborone.

Les pays signataires se sont notamment engagés à considérer comme un "crime grave" le trafic d'espèces sauvages, ce qui permettra de "déverrouiller efficacement la coopération internationale (...), y compris l'assistance juridique mutuelle, la saisie d'actifs et la confiscation, l'extradition, et d'autres outils pour tenir les criminels responsables de la criminalité de la faune", selon le texte de l'accord en français.

Parmi les autres mesures, figurent le renforcement de l'arsenal juridique des peines contre les braconniers et les trafiquants d'ivoire pour les rendre "dissuasives", et la mobilisation de moyens nécessaires et des efforts pour sensibiliser les populations vivant avec les éléphants, a précisé l'UICN.

Dans les pays où l'ivoire est prisé, il est prévu "des stratégies ciblées pour influencer le comportement des consommateurs".

L'éléphant d'Afrique est menacé par une forte augmentation du braconnage ces dernières années, alimenté par une très forte demande d'ivoire en Asie, le trafic finançant au passage plusieurs groupes terroristes en Ouganda, en Somalie ou au Soudan.

On ne compte plus qu'un demi-million d'éléphants sur le continent contre 1,2 million environ en 1980, et leur nombre pourrait baisser de 20% ces dix prochaines années si rien n'est fait, selon un rapport publié lundi.