EN DIRECT: Libye, les combats font rage à Ras Lanouf

10 mars 2011 à 10h58 par La rédaction

(AFP)

12H45 - Opposition de Damas - La Syrie dit refuser "toute forme d'intervention étrangère" en Libye. "La Syrie appelle à préserver la vie des civils, à cesser la violence contre le peuple libyen et à recourir à la raison et au dialogue pour répondre aux aspirations de ce peuple", ajoute la diplomatie syrienne. 

12H15 - "Fini" - Le chef de la diplomatie portugaise, Luis Amado, dit avoir signifié à un émissaire de Kadhafi, reçu à Lisbonne, que le régime du "Guide" libyen était "fini" aux yeux de la communauté internationale.

12H12 - "Ils se rapprochent!" - Au coeur des combats de Ras Lanouf, des reporters de l'AFP constatent la fébrilité des insurgés attaqués par les forces de Kadhafi. "Ils se rapprochent beaucoup trop!.Certains d'entre nous sont toujours là bas, mais beaucoup partent", crie un rebelle. "Vous savez à qui la faute?C'est la faute aux médias.Ils leur montrent toutes nos positions", hurle un autre.

12H03 - Berlin sceptique - L'Allemagne n'emboîte pas le pas de la France, qui vient de reconnaître le CNT, l'opposition libyenne."Je considère (que) la situation (est) encore trop confuse pour décider comment on doit procéder", a dit  le secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères, Werner Hoyer à un journal.

11H54 - Zawiyah est bien tombée - "La ville est actuellement sous le contrôle de l'armée", après des jours de combats avec les insurgés, confirme un habitant par téléphone. "Les combats ont cessé hier soir.Aujourd'hui, la situation était calme.J'en ai profité pour quitter la ville avec ma famille".Autre témoignage, recueilli à la frontière avec la Tunisie, celui d'Osman Elsir Dawina Elradi, un Soudanais de 42 ans: "On a traversé le centre-ville de Zawiyah hier soir vers huit, neuf heures.Il y avait plein de militaires libyens, beaucoup de véhicules blindés et des voitures de police.Les militaires tiraient en l'air comme en signe de victoire".Zawiyah se trouve à 40 km à l'ouest de Tripoli.

11H49 - "Plan" français - Paris va proposer un plan global lors du Conseil européen de vendredi sur la crise en Libye. "Il y aura un plan stratégique qui sera proposé par la France", a indiqué un émissaire de l'opposition libyenne à sa sortie d'un entretien avec Nicolas Sarkozy, Mahmoud Jibril. L'Elysée confirme sans donner de détails.

11H45 - Milliards gelés - Le ministère allemand de l'Economie annonce avoir gelé les comptes de la Libye détenus dans les banques allemandes, conformément à une décision de l'UE.Cette mesure porte sur des "milliards", selon le ministère, sans préciser s'il s'agit de dollars ou d'euros.

Combats

11H37 - Obus - Deux obus s'abattent sur le centre du port pétrolier stratégique de Ras Lanouf, tenu par les insurgés, rapportent des journalistes de l'AFP.

11H15 - Se "préparer au pire" - A Genève, le président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Jakob Kellenberger, indique qu'il se préparait "au pire" en évoquant une "guerre civile"."Nous devons nous préparer à une intensification des combats".

11H10 - Hostiles - Une nette majorité de Français, 63%, se disent hostiles à une intervention militaire des Nations Unies en Libye contre 36% qui y sont favorables.Le sondage est publié par le journal France Soir.

11H03 - LA FRANCE RECONNAIT LE CONSEIL NATIONAL DE TRANSITION DE L'OPPOSITION COMME "REPRESENTANT LEGITIME" -  Le CNT est le seul "représentant légitime du peuple libyen" et Paris enverra prochainement un ambassadeur à Benghazi, indique l'Elysée.

10H43 - "Zawiyah sous contrôle" - La ville de Zawiyah, à 40 km à l'ouest de Tripoli, est sous le contrôle des forces fidèles à Kadhafi, après  plusieurs jours de violents affrontements avec les insurgés, selon un habitant joint par téléphone.

10H40 - "Calme total" à Misrata -  Selon un témoin, un "calme total" règne depuis lundi à Misrata toujours sous le contrôle de la rébellion.

EN DIRECT - Le régime de Mouammar Kadhafi a lancé ce matin de nouveaux raids aériens contre les rebelles dans la région stratégique de Ras-Lanouf, au moment où les Occidentaux débattent des moyens de mettre un terme à une crise aux effets potentiellement dévastateurs.