Gambie: la campagne présidentielle commence

12 novembre 2011 à 15h16 par La rédaction

BANJUL (Gambie) (AFP) - (AFP)

La campagne pour l'élection présidentielle du 24 novembre a commencé samedi en Gambie après que les dirigeant des partis d'opposition ont appelé au respect de la loi.

Ils se sont plaint d'une campagne électorale de onze jours allant du 12 novembre au 22 novembre, en disant que c'était "largement insuffisant".

Le président sortant Yahya Jammeh, a déclaré en mai qu'il était certain de remporter ce scrutin au cours duquel il sollicitera un quatrième mandat de président de ce petit pays ouest africain, tout en soulignant qu'il serait libre et honnête.

"C'est une conclusion prématurée de dire je que vais emporter haut la main l'élection présidentielle de novembre qui sera libre, honnête et transparente", a dit le M. Jammeh.

Un total de 796.929 Gambiens se sont inscrits pour voter lors de la prochaine élection, par rapport aux 670.000 inscrits sur les listes électorales en 2006.

Jammeh, un officier de l'armée à la forte personnalité et un ancien lutteur qui a pris le pouvoir lors d'un coup d'état sans effusion de sang en 1994, gouverne le plus petit état du continent africain d'une main de fer, réprimant les voix critiques et repoussant les accusations concernant les violations des droits de l'Homme.

Il aura face à lui deux rivaux lors de la présidentielle, Ousainou Darboe et Hamat Bah.

M. Darboe, 63 ans, dirigeant du principal parti d'opposition, le United Democratic Party (Parti Démocratique Uni), a remporté 26.69 % des votes en 2006.

M. Bah, 51 ans, se présente pour la troisième fois mais cette fois sous les couleurs du nouvellement formé United Front (Front Uni), qui comprend quatre formations d'opposition.

"Si l'Etat continue d'arrêter nos sympathisants et de les détenir illégalement nous ne resterons pas assis passivement en les regardant faire", a-t-il dit à l'AFP.

"Nous ne délèguerons pas notre victoire et nos droits à quiconque.Nous resterons fermes pour la défense de nos droits et respecterons la loi, pas plus pas moins", a-t-il ajouté.

Ousainou Darboe, qui se présentera à la présidentielle pour la quatrième fois, a dit aux journalistes: "Nous ne permettrons pas à un parti politique ou à un candidat quelque soit son statut d'interférer dans nos programmes de campagne.La loi doit être respectée quelque soit la situation".