Guinée équatoriale: l'opposition en exil prête à participer au dialogue

Par AFP

AFRICA RADIO

Cinq partis et mouvements politiques d'opposition en exil se sont déclarés mardi prêts à participer au dialogue politique convoqué mi-juillet en Guinée équatoriale par le pouvoir, si leur "protection" et leur "sécurité" sont garanties par la communauté internationale.

"Rien n'empêcherait la présence" de l'opposition en exil au dialogue s'il se tenait "en dehors de la Guinée équatoriale (en Espagne, terre mère commune, par exemple) ou en Guinée équatoriale, mais avec le soutien, l'aide, la protection et la sécurité de la communauté internationale", ont indiqué ces cinq partis dans un communiqué.Ces partis, notamment le Parti du progrès (PDGE) de l'opposant Severo Moto Nsa et la coalition de partis d'opposition en France (Cored) emmenée par Salomon Abeso Ndong, ont réclamé dans ce texte une amnistie générale en prélude à ce dialogue. M. Moto Nsa vit depuis 1982 en Espagne après avoir fui la Guinée où il a été condamné à 62 ans de prison pour un coup d'Etat manqué en mars 2004.M. Abeso Ndong, qui vit à Londres, a quant a lui été ciblé par Malabo comme commanditaire du "coup d'Etat" que le pouvoir a affirmé avoir déjoué fin 2017.Mi-juin, le président Teodoro Obiang Nguema a annoncé la convocation d'un dialogue politique en juillet "pour préserver la paix et le développement que le pays connait actuellement".Objectifs annoncés par les autorités: inciter "tous les Equato-Guinéens dispersés dans la diaspora pour des raisons politiques" à rentrer au pays, et légaliser certains partis d'opposition, comme cela avait été le cas lors du dernier dialogue, en 2014.Il y a invité des observateurs internationaux et la société civile. Le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU pour l'Afrique centrale (Onuca), François Lounceny Fall, a indiqué qu'il serait présent.C'est la première fois que des observateurs internationaux sont invités à un dialogue politique en Guinée équatoriale, le sixième depuis l'arrivée au pouvoir de Teodoro Obiang Nguema, au pouvoir depuis 1979.Lors du précédent dialogue, en 2014, cinq partis politiques avaient été légalisés. Le principal parti d'opposition de l'époque, Convergence pour la démocratie sociale (CPDS), avait boycotté ce forum.