Kenya: après l'adoption d'une nouvelle Constitution, le plus dur reste à faire, selon la presse

Par La rédaction

NAIROBI (AFP)

Au lendemain de l'adoption par référendum d'une nouvelle Constitution au Kenya, les principaux titres de la presse soulignaient vendredi les nombreux obstacles à venir dans la mise en oeuvre du texte qui prévoit démocratisation des institutions et réforme foncière cruciale.

"Il est temps de se rendre compte que même si les Kényans ont parlé, le plus dur reste à venir, avec la mise en oeuvre effective de la nouvelle Constitution et du processus de réconciliation nationale", explique le Daily Nation.

Le plus grand quotidien privé du pays décrit ainsi en Une et par le menu "les sept principales étapes" juridiques et législatives dans l'adoption de la nouvelle loi fondamentale, avec en premier lieu la publication officielle des résultats puis la promulgation du texte par le président Mwai Kibaki.

Les Kényans ont approuvé à une très large majorité (67,25%) ce projet de nouvelle Constitution censée renforcer la démocratie dans les institutions et engager une réforme foncière cruciale, tournant une page historique après les violences post-électorales de 2007-2008.

Le référendum s'est déroulé mercredi sans incident, ainsi que le dépouillement, le décompte des voix par la Commission électorale intérimaire indépendante (IIEC), et la proclamation des résultats, tandis que le camp du "non" a très vite concédé sa défaite.

A l'image du Daily Nation, les autres titres de la presse ne s'attardent guère cependant sur cette réussite, préférant se pencher sur l'immense chantier qui attend désormais les Kényans pour avoir une nouvelle Constitution effective.

"La partie la plus facile de ce coûteux travail de lobbying, de discussions, de campagne et de vote est terminée (...)", souligne ainsi dans son éditorial le quotidien indépendant privé le Standard.

"La prochaine étape sera encore plus difficile, en particulier pour réconcilier les attentes de la majorité et les craintes de la minorité (...)", met en garde le Standard.