La Mauritanie a "démantelé" beaucoup de cellules "terroristes" depuis 2008

Par La rédaction

NOUAKCHOTT (AFP) - (AFP)

La Mauritanie a "démantelé un grand nombre de cellules terroristes dormantes" dans sa lutte contre les groupes islamistes au cours des dernières années, a affirmé mardi le ministre mauritanien de la Défense, Ahmed Ould Ideye, lors d'un colloque sur le terrorisme à Noaukchott.

"Notre approche a permis de démanteler un grand nombre de cellules terroristes dormantes et a réussi à mettre en échec des opérations terroristes qui visaient la déstabilisation du pays en s'attaquant à des objectifs sensibles de l'Etat", a indiqué le ministre à l'ouverture de ce colloque.

Depuis son arrivée au pouvoir en 2008, le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, ex-général putschiste, mène une politique active contre Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), un des groupes islamistes armés présents dans le nord du Mali qui a aussi opéré dans des pays voisins, dont la Mauritanie et le Niger.

Le président Aziz avait notamment ordonné des raids contre des bases d'Aqmi au Mali en 2010 et 2011, pour prévenir des attaques en Mauritanie.

Le colloque de Nouakchott a pour but à réfléchir à des "approches pratiques, à même de venir à bout du terrorisme en renforçant les dispositifs de lutte mis en place par la stratégie mauritanienne".Il est organisé par l'Institut mauritanien des études stratégiques.

M. Ould Ideye a affirmé que le Mauritanie avait "considérablement renforcé sa présence sur ses frontières sud-est et nord" avec le Mali et l'Algérie "pour faire face au danger terroriste".

Le Mali, appuyé par la France et des troupes africaines, mène depuis le 11 janvier une guerre contre les islamistes armés qui occupaient sa partie nord depuis plusieurs mois.

Le président Aziz a exclu de participer à la force africaine en cours de déploiement pour prendre le relais des troupes françaises au Mali.

Il a cependant indiqué que son armée riposterait à toute attaque en Mauritanie qui partage avec le Mali une frontière de plus de 2.000 km et approuve l'intervention militaire française et africaine au Mali.