La société minière Petra Diamonds accusée de violations des droits de l'Homme

Par AFP

AFRICA RADIO

Le cabinet d'avocats Leigh Day a annoncé mercredi avoir intenté une action devant la justice britannique contre Petra Diamonds au nom de 35 Tanzaniens qui accusent la société minière de violations des droits de l'Homme en Tanzanie.

La plainte a été déposée auprès de la Haute Cour de Londres et concerne les agissements de "gardes de sécurité employés pour protéger des habitants locaux les diamants de la mine" de Williamson, dans ce pays d'Afrique de l'Est, a précisé le cabinet britannique dans un communiqué."Les plaignants disent avoir subi de graves blessures résultant de mauvais traitements, dont des fractures et de graves blessures à la tête, et certains continuent d'être affectés par ces blessures", a-t-il précisé.Ces violations des droits de l'Homme se seraient déroulées durant "plusieurs années", selon Leigh Day. Parmi les plaignants figurent des proches de personnes qui auraient été tuées à la mine, ou d'autres affirmant avoir été battues ou d'être fait tirer dessus. Depuis que cette action en justice a été intentée, Leigh Day a dit avoir eu vent de tentatives des autorités tanzaniennes d'identifier les plaignants, ainsi que d'intimidations de défenseurs des droits de l'Homme qui les auraient soutenus. Dans un communiqué, la compagnie minière Petra Diamonds a dit prendre "ces accusations extrêmement au sérieux" et avoir lancé une "enquête indépendante", assurant que ses diamants sont éthiques. De son côté, l'ONG britannique RAID a indiqué avoir écrit fin août à Petra Diamonds pour lui faire part de ses inquiétudes concernant des accusations de violations des droits de l'Homme à la mine de diamants, concernant aussi des enfants et incluant "au moins sept homicides".Ces accusations sont basées sur des entretiens menés avec plus de 100 résidents locaux, membres de la société civile, soignants et anciens personnels de sécurité de la mine, a précisé l'association. Petra a assuré qu'elle coopérerait avec RAID. La mine de Williamson est détenue à 75% par Petra et à 25% par l'Etat tanzanien. mpa/dga