Le ministre français de la Défense dément l'éventuelle présence de "criminels" dans les contingents africains

14 juillet 2010 à 7h24 par La rédaction

PARIS (AFP)

Le ministre de la Défense, Hervé Morin, a démenti mercredi sur France Info l'éventuelle présence de "criminels" dans les contingents africains du défilé du 14 juillet dénoncée par des ONG, déclarant qu'il n'avait "aucune indication de la sorte".

"Qu'est-ce que c'est que ces histoires, ce sont des pays avec qui nous avons des relations, des partenariats, je ne vois pas quel est le sens du procès qu'on est en train de nous faire sur ces questions", s'est défendu M. Morin.

"Nous n'avons aucune indication de la sorte", a-t-il affirmé.

Plusieurs ONG ont réuni 700 manifestants mardi soir à Paris pour dénoncer la présence, dans les contingents africains, de "criminels" ou "coupables de violations des droits de l'Homme", ce que l'Elysée a démenti.

"Ce n'est pas l'indépendance des pays africains que nous fêtons à travers la présence des forces africaines" dans le défilé "c'est la rénovation en profondeur de nos relations entre ces pays, anciennes colonies françaises et la France", a-t-il lancé.

Il a ainsi affirmé qu'il n'y avait "plus de clause secrète" dans les accords de Défense franco-africains soulignant que le gouvernement français depuis 2008 avait fait en sorte de supprimer dans ces accords "les clauses de sécurité intérieure et les clauses d'ordre publique inscrites au lendemain de la décolonisation".

Interrogé sur le maintien de la garden party à l'occasion de la fête nationale de son ministère alors que celle de l'Elysée a été supprimée par mesure d'économie, le ministre a confirmé qu'elle avait coûté "70.000 euros". "Cela ne me choque absolument pas, c'est une tradition, un moment pour rendre hommage et honneur aux militaires français", a-t-il assuré. Il a souligné qu'il n'avait en revanche pas fait de cérémonie de voeux pour le Nouvel An "économisant 70.000 euros" ainsi.