Le président bissau-guinéen Sanha, hospitalisé à Dakar, assure qu'il va bien

Par La rédaction

BISSAU (AFP) - (AFP)

Le président bissau-guinéen Malam Bacai Sanha assure qu'il va bien et rentrera prochainement à Bissau, dans une déclaration faite à une radio locale depuis Dakar, où il a hospitalisé fin août à la suite d'un malaise.

"Je suis aussi sain qu'une (noix de) palmiste", fruit tiré du palmier à huile et réputé solide, a déclaré le président Sanha sur la radio privée Bombolom dimanche soir.

"Je ne suis pas venu à Dakar sur une civière.J'ai marché (...) après ma descente de l'avion.Je vais bien maintenant", a-t-il ajouté.

"Mon séjour au Sénégal entre dans le cadre d'une visite médicale de routine, dans un établissement hospitalier mieux équipé (que ceux de Guinée-Bissau).Tout s'est très bien passé.Je rentre dès la semaine prochaine" à Bissau, a-t-il poursuivi, sans préciser la date exacte.

Malam Bacaï Sanha, 64 ans, avait été évacué le 31 août vers le Sénégal pour raisons de santé, avaient indiqué à l'AFP des sources officielle et diplomatiques à Bissau, sans fournir de détails sur sa maladie et la gravité de son état.

Il avait ensuite été placé sous surveillance à l'hôpital Principal de Dakar, la principale structure hospitalière du Sénégal, selon un membre de son entourage.

Depuis son élection comme président en 2009, Malam Bacaï Sanha a effectué plusieurs séjours à l'étranger pour raisons médicales.La précédente visite du genre remonte à juillet dernier.

Une source dans l'entourage présidentiel a évoqué à l'AFP des soins réguliers à l'hôpital militaire français du Val-de-Grâce, à Paris.Malam Bacaï Sanha a aussi souvent été évacué vers Dakar.

Aucun de ses proches n'a jamais dit précisément de quel mal il souffre.

En décembre 2009, à l'occasion d'une hospitalisation à Paris, Malam Bacaï Sanha avait lui-même simplement déclaré: "On parle de +chute d'hémoglobine+ dans le sang.(...) Il est vrai que je souffre aussi de diabète mais ce n'est pas si grave qu'on veut le faire croire".Il avait aussi indiqué avoir été "longuement sous perfusion".