Libye: l'Union Africaine veut favoriser "une transition consensuelle"

26 août 2011 à 10h44 par La rédaction

ADDIS ABEBA (AFP) - (AFP)

L'Union africaine doit favoriser "une transition inclusive et consensuelle" en Libye, alors que la phase militaire est "en train de se conclure", a déclaré le président de la commission de l'UA Jean Ping à l'ouverture d'une réunion à Addis Abeba consacrée à la Libye.

Le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine (CPS) a débuté vendredi midi au siège de l'UA une réunion consacrée entièrement à la Libye, où les rebelles du Conseil national de transition (CNT) ont décidé de transférer leur gouvernement dans la capitale Tripoli après leur percée militaire du week-end.

Cette réunion se tient "au moment où la grave crise est arrivée à une étape décisive", a expliqué M. Ping dans son discours d'ouverture."Il est maintenant clair que la phase militaire est en train de se conclure", a-t-il ajouté.

Seuls trois chefs d'Etat, sur les 15 membres du CPS, étaient présents à l'ouverture des débats: le djiboutien Ismaël Omar Guelleh, l'ougandais Yoweri Museveni et le sud-africain Jacob Zuma, qui préside la réunion en l'absence de son homologue burundais Pierre Nkurunziza.

"Dans la phase nouvelle qui s'ouvre, nous devons rester aux côtés du peuple libyen (...) Il s'agit d'appuyer les efforts pour une transition inclusive et consensuelle", a appelé M. Ping.

L'Union africaine n'a à ce jour pas officiellement reconnu le CNT comme le représentant légitime de la Libye et cette question devrait être au coeur des discussions à huis clos des membres du CPS.

Plusieurs pays africains, la Gambie, le Gabon, le Sénégal, la Tunisie, l'Egypte, le Maroc, le Nigeria, l'Ethiopie, le Tchad, le Burkina Faso ont déjà reconnu le CNT, appelant pour certains l'UA à faire de même.