Libye: le CNT s'est engagé à détruire les armes chimiques

4 novembre 2011 à 13h59 par La rédaction

LA HAYE (AFP) - (AFP)

Le Conseil national de transition (CNT) s'est engagé à poursuivre la destruction du stock d'armes chimiques libyennes entamée par l'ancien régime de Mouammar Kadhafi, a annoncé vendredi l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC).

"Les nouvelles autorités ont hérité des obligations de l'ancien régime en tant qu'Etat partie à l'OIAC", a déclaré à l'AFP Michael Luhan, un porte-parole de l'OIAC : "les nouvelles autorités ont accepté cet héritage".

Le régime du colonel Mouammar Kadhafi avait rejoint en 2004 l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), qui siège à La Haye, mais devait encore éliminer 11,5 tonnes de gaz moutarde, soit 45% de son stock initial, lorsque la rébellion s'est déclenchée en février.

"Les installations de destruction avaient connu une défaillance en février, donc le moment où la destruction des armes chimiques reprendra dépend de quand les installations seront réparées", a ajouté M. Luhan, précisant que le CNT doit détruire les armes chimiques avant le 29 avril 2012.

L'intégralité des 3.500 munitions (bombes, obus, missiles) susceptibles d'être utilisées comme vecteur pour répandre le gaz moutarde avait en revanche été détruite par l'ancien régime, selon l'OIAC.

�?galement appelé ypérite, le gaz moutarde provoque de graves brûlures chimiques aux yeux, sur la peau et aux poumons.

Le CNT a en outre signalé à l'OIAC avoir trouvé ce que les nouvelles autorités pensent être des armes chimiques qui n'avaient pas été déclarées par l'ancien régime, a souligné M. Luhan, selon lequel des "vérifications" auront lieu.

Après la mort de Mouammar Kadhafi le 20 octobre, le CNT avait proclamé, le 23 octobre, la "libération totale" du pays.

Les nouvelles autorités libyennes avaient chargé le 31 octobre le technocrate Abdel Rahim al-Kib de former un gouvernement intérimaire d'ici le 23 novembre, avec la tâche de désarmer le pays et de remettre l'économie sur pied.