Mali: frappes françaises, un responsable islamiste tué dans les combats

13 janvier 2013 à 10h08 par La rédaction

PARIS (AFP) - (AFP)

Des raids aériens de l'armée française sont en cours au Mali pour "liquider" les groupes armés islamistes, a indiqué dimanche matin le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, à la télévision.

"Il y a des raids en permanence.Il y en a en ce moment, il y en a eu cette nuit, il y en aura demain", a déclaré le ministre, soulignant que l'avancée des groupes armés n'est pas "totalement empêchée".

Un haut responsable du groupe islamiste armé Ansar Dine (Défenseurs de l'Islam), Abdel Krim dit "Kojak", a été tué dans les combats ces derniers jours au Mali entre l'armée, appuyée par des troupes françaises, et les jihadistes, a-t-on appris dimanche de source sécuritaire régionale.

"Les combattants islamistes ont subi un véritable revers avec la mort d'Abdel Krim dit +Kojak+", a affirmé cette source sécuritaire régionale.Selon elle, ce lieutenant du chef d'Ansar Dine, Iyad Ag Ghaly, a été tué dans les combats qui ont opposé vendredi et samedi l'armée malienne et ses alliés aux jihadistes à Konna, dans le centre du Mali.

Ces combats ont fait 11 morts et une soixantaine de blessés dans les rang de l'armée malienne, selon le président malien Dioncounda Traoré.Un officier français, pilote d'hélicoptère, a aussi été tué.

Aucun bilan n'a été communiqué pour le camp des jihadistes, mais l'armée malienne a évoqué une centaine d'islamistes tués à Konna.

Ansar Dine est l'un des groupes islamistes armés occupant le nord du Mali depuis juin, avec les jihadistes d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao).Tous prônent l'application de la charia, au nom de laquelle ils commettent de nombreuses exactions.

Ansar Dine est surtout composé de Touareg maliens, comme son chef Iyad Ag Ghaly et Abdel Krim, membre de la tribu des Iforas (nord-est du Mali), âgé d'une quarantaine d'années.

Abdel Krim avait rejoint Ansar Dine après avoir été le numéro deux du groupe du chef rebelle touareg Ibrahim Ag Bahanga, en lutte contre les autorités de Bamako, mort en août 2011 dans des circonstances non élucidées dans un accident dans le nord-est du Mali.