Nigeria: un soldat nigérien tué, trois blessés par des "bandits armés"

Par La rédaction

Niamey (AFP)

Un militaire nigérien a été tué mercredi et trois autres "gravement blessés" dans une attaque de "bandits armés" en territoire nigérian, dans une zone berceau de la secte islamiste Boko Haram, a annoncé jeudi à l'AFP une source sécuritaire nigérienne.

"Un militaire nigérien a été tué hier (mercredi) aux environs de 19H00 locales (18H00 GMT) et trois autres ont été blessés dans une attaque de huit bandits armés en territoire nigérian", a précisé à l'AFP la source sécuritaire haut placée qui a requis l'anonymat.

Selon cette source, des militaires nigériens appartenant à une force multinationale ouest-africaine basée à Baga (Nigeria) venaient au Niger pour se ravitailler lorsqu'ils ont été attaqués par "huit bandits armés de nationalité nigériane".

Les trois militaires blessés ont été admis à l'hôpital de Diffa, la capitale régionale de l'est du Niger, frontalière du Nigeria, pour des soins, a dit cette source.

D'après la radio privée nigérienne Anfani, également basée à Diffa, "les militaires nigériens" sont "tombés dans une embuscade de la secte nigériane Boko Haram à 10 kilomètres de la frontière avec le Niger".

Mi-avril, des combats très meurtriers avaient opposé l'armée du Nigeria et Boko Haram à Baga, un village de pêcheurs situé sur les rives du lac Tchad, dans l'extrême nord-est du Nigeria aux confins des frontières du Tchad, du Niger et du Cameroun, faisant au moins 187 morts, selon un bilan des autorités nigérianes.

Le ministre nigérien de la Défense, Karidjo Mahamadou, avait affirmé à l'AFP que les militaires nigériens n'avaient pas participé aux combats et se bornaient à "ratisser le lit du lac Tchad" dans sa partie nigérienne, une zone connue pour son insécurité.

"Nous n'intervenons pas dans des traques contre Boko Haram", avait expliqué M. Karidjo ajoutant: "Boko Haram n'est pas une menace directe pour le Niger, nous laissons les Nigérians traiter leur affaire".

Le président nigérian Goodluck Jonathan avait ordonné l'ouverture d'une enquête après le bain de sang survenu à Baga, localité de l'état de Borno, berceau de l'insurrection meurtrière menée par Boko Haram dans le centre et le nord du pays.