Ouverture à Alger du procès Gourdel, le Français décapité en 2014

18 février 2021 à 8h40 par AFP

AFRICA RADIO

Le procès des accusés de l'assassinat du Français Hervé Gourdel, un guide de haute montagne enlevé et décapité par des jihadistes en Algérie en 2014, s'est ouvert jeudi matin à Alger, six ans après les faits.

Après un report au début du mois, le procès se déroule devant le tribunal de première instance de Dar El Beïda, dans la banlieue d'Alger, en présence de la famille de la victime, notamment de sa compagne. Il devrait durer une journée.Arrivé en ambulance, le principal accusé, Abdelmalek Hamzaoui, un ravisseur présumé, suit l'audience sur un fauteuil roulant. Il est accompagné d'une équipe médicale et surveillé par des membres des forces spéciales de la gendarmerie.Initialement prévue le 4 février, l'audience avait été reportée de deux semaines, à la demande de la défense, en raison de l'état de santé de M. Hamzaoui.Venue de France, la compagne de M. Gourdel, Françoise Grandclaude, s'était alors dite "très déçue" mais entendant respecter la décision de la justice algérienne.Au total, 14 personnes sont poursuivies dans cette affaire: huit jihadistes présumés jugés pour son rapt et sa décapitation et six autres personnes pour non-dénonciation de crime, selon un document du tribunal consulté par l'AFP.Abdelmalek Hamzaoui est le seul parmi les ravisseurs présumés à comparaître jeudi. Les sept autres seront jugés par contumace.Capturé après le drame, le membre présumé de Jund al-Khilafa ("Les Soldats du Califat") -- le groupe affilié à l'organisation Etat islamique (EI) ayant revendiqué l'assassinat -- risque la peine de mort.Comparaissent également jeudi devant le tribunal les cinq accompagnateurs algériens de Hervé Gourdel: Karim Oukara, Hamza Boukamoum, Oussama Dehendi, Amine Ayache et Kamel Saâdi, enlevés avec lui mais relâchés au bout de 14 heures. Il leur est reproché d'avoir tardé à informer les autorités du rapt du Français, la non-dénonciation de crimes étant passible d'une peine allant jusqu'à cinq ans de prison.