Présidence de la commission de l'Union Africaine: le Gabon a négocié en vain avec l'ANC

Par La rédaction

LIBREVILLE (AFP) - (AFP)

Le Parti démocratique gabonais (PDG) a tenté de convaincre les dirigeants du Congrès national africain (ANC) de retirer la candidature sud-africaine de Nkosazana Dlamini-Zuma à la présidence de la Commission de l'Union africaine (UA) briguée également par le Gabonais Jean Ping, selon un communiqué du PDG mercredi.

Un groupe de dirigeants africains, dont les présidents gabonais Ali Bongo Ondimba, sud-africain Jacob Zuma mais aussi le Premier ministre algérien Ahmed Ouyahia, le président ivoirien Alassane Ouattara ou le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi se sont réunis mi-mars à Cotonou avec le président béninois Thomas Boni Yayi, actuel président de l'UA, pour tenter de trouver une solution à "la non élection du président de la commisssion".La présidence est briguée par Mme Dlamini-Zuma et M. Ping, président de la commission depuis 2008.

"En marge du sommet de Cotonou, Ali Bongo et Jacob Zuma (...) ont exploré les voies de sortie de crise.Ils ont ainsi convenu de soumettre le traitement de cette question à leurs partis politiques (...) A cet effet, une délégation" du PDG conduite par Laure Olga Gondjout, secrétaire générale de la présidence gabonaise, s'est rendue à Pretoria les 25 et 26 mars pour rencontrer Baleka Mbete, présidente de l'ANC, selon le communiqué du PDG reçu mercredi par l'AFP.

"En dépit des multiples échanges entre les deux délégations, aucune solution n'a pu se dégager en raison du maintien inconditionnel de la candidature de Mme Zuma qui jouit de l'appui de son parti mais aussi de celui des autres Etats membres de la SADC" (Communauté de Développement d'Afrique Australe), selon le texte.

"Le PDG a maintenu de son côté sa position à savoir: obtenir de l'ANC le soutien de la candidature pour un deuxième mandat de M. Ping après le retrait de celle de Mme Zuma.Face à cette impasse, les deux délégations ont convenu (...) de proposer une autre rencontre dans l'une des capitales pour examiner les pistes d'une nouvelle réflexion", conclut le texte.

Incapable de départager les deux candidats au poste clé de président de la commission, le sommet d'Addis Abeba en janvier avait décidé de reconduire pour six mois l'équipe sortante.