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Sida: "notre vie a de la valeur", lance une jeune Burundaise au Fonds mondial

10 octobre 2019 à 08h35 Par AFP
"Notre vie a de la valeur, vous ne devez jamais l'oublier", a plaidé une jeune Burundaise née avec le VIH, jeudi, aux côtés du président français Emmanuel Macron, lors de la conférence de refinancement du Fonds mondial contre les maladies infectieuses à Lyon (centre-est). Amanda Dushime, 18 ans, ambassadrice du réseau "Grandir ensemble" (soutenu par l'ONG Sidaction), s'exprimait juste avant que le chef de l'État, hôte de cette 6e conférence, ne prenne la parole pour annoncer le montant de la contribution française."Nous vivons et grandissons avec le sentiment d'un avenir incertain", a lancé à la tribune la jeune femme, dépistée tardivement, à l'âge de 11 ans."Les filles sont particulièrement touchées en Afrique subsaharienne", où "seul un enfant sur deux a accès aux traitements", "les soins pédiatriques sont insuffisants" et "certains d'entre nous attendent plus de trois ans avant de savoir si leur traitement fonctionne", a-t-elle dit."Nous ne voulons plus de cela, être soignés à l'aveuglette, nous ne réclamons rien de plus que le respect de nos droits, tout simplement le droit de vivre et d'espérer un avenir", a insisté Amanda Dushime en dénonçant les "multiples discriminations et stigmatisations" que subissent les jeunes porteurs du virus.Amanda Dushime "a fait le travail", "nous n'avons pas le droit de ne pas être au rendez-vous", a affirmé Emmanuel Macron avant d'entamer son discours.La contribution française au Fonds mondial plafonne à 1,08 milliard de dollars depuis 2010. Un collectif de 12 organisations de la société civile, dont Aides, Oxfam, Solidarité sida ou Sidaction, a réclamé "une augmentation de la contribution française d'au moins 25%" afin d'atteindre l'objectif de financement que le Fonds s'est fixé (14 mds USD). M. Macron a annoncé jeudi une augmentation de 15% sur trois ans de la contribution de la France.