Une clarification dans un contexte politique tendu
La sortie de Me Alice Nkom intervient dans un climat politique incertain au Cameroun. Plus de deux mois après l’élection présidentielle d’octobre, remportée officiellement par Paul Biya pour un huitième mandat, aucun nouveau gouvernement n’a encore été annoncé, malgré l’engagement du chef de l’État à le former « dans les prochains jours » lors de son discours du 31 décembre. Cette situation alimente spéculations et rumeurs, notamment autour d’éventuels rapprochements entre le pouvoir et certains acteurs de l’opposition.
« Aucune discussion, aucun compromis »
Dans un communiqué publié jeudi sur son compte Facebook officiel, la porte-parole d’Issa Tchiroma a rejeté catégoriquement toute idée de négociation politique avec le régime en place. « Aucune discussion, aucun compromis, aucune participation à quelque processus électoral que ce soit ne saurait être envisagé », affirme Me Alice Nkom. Ces déclarations visent directement les informations relayées ces derniers jours sur les réseaux sociaux, faisant état de supposées tractations entre le camp pro-Tchiroma et le gouvernement.
Tchiroma maintient sa position depuis l’exil
Issa Tchiroma Bakary, ancien ministre aujourd’hui en exil en Gambie, continue de se présenter comme le « président légitime » du Cameroun. Dans le communiqué relayé par sa porte-parole, il assure n’avoir « jamais eu l’intention de négocier [sa] victoire électorale, ni avant, ni pendant, ni après le scrutin ». Une posture de fermeté qui s’inscrit dans la ligne adoptée par son camp depuis la proclamation des résultats officiels de la présidentielle.
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Boycott confirmé des législatives et municipales
Le texte réaffirme également la position du Front pour le Salut National du Cameroun (FSNC), dirigé par Issa Tchiroma, concernant les prochaines échéances électorales. « Le FSNC n’ira ni aux élections législatives, ni aux élections municipales », martèle Me Alice Nkom. Selon elle, toute formation politique qui accepterait d’y participer « cautionne la forfaiture et s’en rend complice », renforçant ainsi la stratégie de boycott et de contestation du processus électoral en cours.
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