Somalie: des experts de l'ONU critiquent Facebook

Par La rédaction

New York (AFP)

Des experts de l'ONU sur les sanctions contre la Somalie ont déploré vendredi devant le Conseil de sécurité que Facebook ait refusé de répondre à leurs requêtes sur des utilisateurs du réseau social soupçonnés d'organiser des prises d'otages.

Facebook a négligé de répondre à des requêtes "répétées" de l'ONU, estiment dans un rapport ces experts chargés de faire respecter un embargo des Nations unies sur les armes contre la Somalie, ainsi que d'autres sanctions contre des groupes accusés de piraterie ou membres de la mouvance islamiste somalienne shebab. 

La piraterie est un secteur d'activité soutenu par des complices qui peuvent être des banquiers, des hommes d'affaires, des élus ou des salariés, qui "tous utilisent leurs positions ou activités professionnelles pour faciliter l'un ou l'autre réseau".

"Les enquêtes ont montré que ces myriades de facilitateurs sont liés entre eux par différents réseaux de communication et utilisent des réseaux sociaux comme Facebook", affirment-ils.

"En dépit de courriers répétés adressés à Facebook Inc., (le réseau) n'a jamais répondu aux demandes des instances de contrôle (de l'ONU) pour discuter d'informations qui se trouvent sur des comptes Facebook et qui appartiennent à des individus impliqués dans des prises d'otages et des enlèvements", précisent les experts dans leur rapport destiné au Conseil de sécurité.

Ces derniers indiquent pourtant avoir reçu "une aide active et complète" de la part d'autres sociétés pour leurs enquêtes.

Sollicité, Facebook n'avait pas souhaité répondre dans l'immédiat aux questions de l'AFP.