Un pan d'un hôtel historique de Casablanca s'effondre: un mort, deux blessés

Par La rédaction

Rabat (AFP)

Un pan supplémentaire d'un hôtel historique de Casablanca, au Maroc, s'est effondré partiellement lundi, faisant un mort et deux blessés, ont indiqué les autorités et des médias locaux.

Un homme de 34 ans est mort après "l'effondrement d'une partie" de "l'hôtel Lincoln", un édifice classé au patrimoine historique, mais abandonné et régulièrement occupé par des SDF dans l'attente de sa rénovation, selon les mêmes sources. 

"Deux autres personnes ont été blessées", a précisé le site internet du quotidien l'Economiste.

D'après les autorités locales, plusieurs SDF ont pu échapper au drame survenu à l'aube et ont été retrouvés "sains et saufs".

Construit en 1917 par l'architecte français Hubert Bride, l'hôtel Lincoln est à l'abandon depuis plus d'une vingtaine d'années, bien qu'il constitue une partie de "la mémoire de Casablanca" et symbolise l'architecture "art-déco" de son centre-ville, a déclaré à l'AFP le président de l'association Casamémoire Rachid Al-Andaloussi, qui milite pour sa rénovation.

Un "plan de sauvegarde" est enclenché, mais "il faudrait en faire une priorité", a-t-il ajouté.

En 1989, un premier effondrement partiel avait fait deux morts, entraînant son évacuation.Plusieurs autres pans de l'hôtel se sont écroulés par la suite sous l'effet du temps et des intempéries, dont un en 2004 ayant entraîné la mort d'un SDF.

Agglomération de cinq millions d'habitants, Casablanca, la capitale économique du Maroc, compte des milliers d'immeubles d'habitations menaçant ruine.

En juillet 2014, 23 personnes étaient mortes et 55 avaient été blessées dans l'effondrement de trois immeubles du quartier Bourgogne à la suite de constructions et de travaux anarchiques.Des peines de deux à cinq ans de prison ferme, assorties d'importants dommages et intérêts, ont été prononcées début février dans le procès de ce drame.

Des programmes de réhabilitation et de relogement ont été lancés ces dernières années par les pouvoirs publics, notamment à destination des habitants des bidonvilles.