Soudan: le Conseil de sécurité de l'ONU "préoccupé" mais pas de déclaration conjointe dans l'immédiat

Par AFP

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Le Conseil de sécurité de l'ONU s'est réuni mardi en urgence et à huis clos sur le Soudan, ses membres affirmant leur préoccupation au lendemain du coup d'Etat militaire, selon des diplomates qui ont indiqué que des négociations se poursuivaient sur l'adoption d'une déclaration commune.

Un texte pourrait être adopté mardi soir ou mercredi, a estimé un diplomate s'exprimant sous couvert de l'anonymat après la session qui avait été réclamée par les membres occidentaux du Conseil, soutenus par leurs homologues africains. Il ne prévoit plus, comme un premier projet de déclaration l'incluait, de dénonciation du coup d'Etat "dans les termes les plus forts" mais garde une condamnation du putsch, a précisé à l'AFP un autre diplomate. Reste à savoir si la Russie, qui ne s'était pas jointe lundi à la réprobation unanime de ses partenaires internationaux, acceptera de conserver ce terme dans un texte commun. Avant la réunion, l'ambassadeur russe adjoint à l'ONU, Dmitry Polyanskiy, avait estimé que le Conseil "devait appeler à l'arrêt de la violence venant de tous les côtés". "C'est la chose la plus importante. La violence est inacceptable de toutes les parties", avait-il insisté. "Travaillons sur un document et ensuite nous verrons sur quoi nous sommes d'accord. Nous sommes d'accord sur le fait que nous sommes tous préoccupés par ce qu'il se passe au Soudan", a-t-il dit à des journalistes à la fin de la réunion. Lors de celle-ci, l'émissaire de l'ONU au Soudan, l'Allemand Volker Perthes, intervenant par vidéo depuis Khartoum, n'a pas été en mesure de dire aux 15 membres du Conseil si le Premier ministre limogé Abdallah Hamdok, rentré chez lui dans la soirée, était libre ou non de ses mouvements, ont indiqué des diplomates.