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Egypte: 18 jihadistes présumés tués dans le Sinaï après une attaque de l'EI

03 mai 2020 à 11h11 Par AFP
Les forces de sécurité égyptiennes ont tué 18 jihadistes présumés dans la péninsule du Sinaï (nord-est), deux jours après une attaque meurtrière contre l'armée, revendiquée par le groupe Etat islamique (EI), a indiqué le ministère de l'Intérieur.

"Le département de la sécurité nationale a reçu des informations au sujet d'un groupe de terroristes réfugiés dans une maison à Bir al-Abd", une ville dans la province du Nord-Sinaï, a annoncé le ministère dans un communiqué publié dans la nuit de samedi à dimanche.

Les forces de sécurité se sont rendues sur place samedi et ont "visé et tué 18 terroristes après des échanges de tirs avec eux".

Des armes et des explosifs ont été retrouvés dans la maison, a également précisé le ministère.

Cette opération intervient deux jours après une attaque revendiquée par l'EI contre un véhicule de l'armée égyptienne à Bir al-Abd, dans laquelle 10 militaires avaient été "tués ou blessés", selon les autorités militaires qui n'ont donné davantage de précisions sur le bilan.

Le lendemain de l'attaque, l'armée avait déjà annoncé avoir tué deux jihadistes présumés "très dangereux" dans le Sinaï, péninsule en proie à une insurrection.

Les forces de sécurité égyptiennes s'efforcent depuis des années de contenir l'insurrection dans le nord du Sinaï, à laquelle prend part un groupe local affilié à l'EI.L'insurrection s'est intensifiée après l'éviction par l'armée, en 2013, du président islamiste Mohamed Morsi à la suite d'importantes manifestations.

L'armée a lancé en février 2018 une vaste opération "antiterroriste" dans la région mais aussi dans certaines parties du désert occidental, entre la vallée du Nil et la frontière avec la Libye.

Depuis son lancement, plus de 800 jihadistes présumés ainsi que près de 70 militaires ont été tués dans des affrontements, selon les chiffres officiels.Aucun bilan vérifié de source indépendante n'est cependant disponible et la région est largement interdite aux journalistes.