Intervention de Nicolas Sarkozy : premières réactions

Par La rédaction

L'intervention télévisée de Nicolas Sarkozy a réuni dimanche soir plus de 16 millions de téléspectateurs selon l'institut Médiamétrie.Les réactions ne se sont pas fait attendre suite à l'intervention du Président de la République. Côté UMP, tous ont encouragé les mesures prises par Nicolas Sarkozy à l'image du Premier Ministre, François Fillon qui a affirmé que « le Président de la République a montré en annonçant des mesures fortes, sa détermination à agir au services des Français » ou encore Claude Goasquen, conseiller politique de l'UMP et député-maire du XVIe arrondissement de Paris qui a estimé que le Président de la République avait « avec beaucoup de courage et de lucidité présenté aux Français des solutions sur les sujets les plus préoccupants (..) Sa détermination tranche avec le discours de François Hollande qui, loin d'appeler les Français à l'effort, leur laisse entendre que tout serait possible sans tenir compte du contexte grave que notre pays connait face à une crise mondiale sans précédent ». Même Dominique de Villepin, ennemi politique de Nicolas Sarkozy a affirmé qu'il y avait de « bonnes idées parmi les mesures annoncées » mais qu'elles surviennent malheureusement « trop tard ».De l'autre coté, l'opposition a très rapidement contesté les mesures prises par Nicolas Sarkozy. Pour exemple, Pierre Moscovici, directeur de campagne de François Hollande, reproche notamment au Président de « faire payer son pseudo courage aux autres ». Pour rappel, lors de l'intervention hier soir, le chef de l'Etat a énormément mis en avant la notion de courage dans ses propos. Un thème qui agace le part socialiste qui considère que le « thème qu'il utilise, c'est le courage mais le courage ce n'est pas l'injustice. »Mais on retient surtout le sentiment que Nicolas Sarkozy se sent déjà vaincu pour la prochaine présidentielle ; sentiment que confirme Martine Aubry, première secrétaire du Parti socialiste « On a l'impression qu'il pense avoir déjà perdu, beaucoup d'improvisation, notamment sur le logement ». Nathalie Arthaud, candidate de la Force Ouvrière surenchérit en affirmant que « Sarkozy n'en a peut-être plus pour très longtemps à l'Elysée, mais le président des riches aura vraiment tout fait pour servir sa classe jusqu'au dernier euro. » C'est le candidat du Front de Gauche à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon qui utilise les termes les plus durs en expliquant que « la ponction annoncée pour servir la finance sera supportée à 85% par les ménages y contribuera six fois moins ; j'annonce même qu'il n'y contribuera pas du tout » et conclut en affirmant que « jusqu'au bout, le Président sortant aura cherché à enfumer les Français ».Diouma SOW