L'armée ougandaise refuse de sanctionner des soldats pour la mort d'enfants

Par La rédaction

KAMPALA (AFP)

L'armée ougandaise a déclaré mercredi qu'elle ne prendrait pas de sanctions contre des soldats qui ont tué, sans le vouloir, des enfants au cours d'une opération de désarmement dans le nord-est du pays.

Une enquête avait été lancée par les militaires après les incidents remontant au 24 avril, dans la région du Karamoja, à la frontière avec le Kenya et le Soudan, où prolifèrent les armes.Le 7 mai, le Haut commissariat de l'ONU aux droits de l'homme avait rapporté que des soldats ougandais y avaient tué dix personnes, dont cinq enfants, dans une opération de désarmement.

Le porte-parole de l'armée ougandaise, le lieutenant-colonel Felix Kulayigye, a répondu à ces accusations en qualifiant la conduite des soldats de "légitime et justifiée" au terme de l'enquête.

"Il s'agissait de voleurs de bétail qui vivaient à l'écart de la population civile.Ils ont ouvert le feu sur nos soldats.Malheureusement, il y avait des enfants parmi eux", a-t-il dit.

Le porte-parole a affirmé que les enquêteurs de l'ONU avaient été délibérémment trompés par la population locale.

"Ils ont récupéré tous les douilles de leur côté pour faire comme s'ils n'avaient tiré aucun coup de feu", a-t-il dit.

Des attaques pour voler le bétail de groupes ethniques rivaux sont fréquents dans cette région pastorale éloignée.L'armée ougandaise tente depuis cinq ans de les désarmer mais son comportement est critiquée par des défenseurs des droits de l'homme.