La crise libyenne a créé une menace supplémentaire au Sahel, selon l'Algérie

Par La rédaction

ALGER (AFP) - (AFP)

La crise libyenne a créé une menace supplémentaire au Sahel, déjà confronté au terrorisme et au crime organisé, avec la circulation d'armes et l'exode massif des ressortissants provenant de ce pays, a déclaré dimanche le ministre algérien chargé du Maghreb et de l'Afrique, Abdelkader Messahel.

"Une situation nouvelle a été créée par la crise libyenne" a déclaré le ministre algérien chargé des affaires maghrébines et africaines lors d'un point de presse annonçant la tenue d'une conférence régionale de deux jours mardi et mercredi sur cette question à Alger.

Les ministres des affaires étrangères de Mauritanie, du Niger et du Mali sont attendus ainsi que des experts de l'Union européenne et des représentants des pays membres du Conseil de sécurité de l'Onu.

Selon lui, cette situation peut avoir "des répercussions sur la sous-région notamment à travers deux phénomènes, à savoir la circulation des armes et le retour massif de personnes chez elles".

"Cela devient une source de préoccupation pour ces pays qui n'ont pas les moyens de faire face à cette situation", a-t-il dit, en se référant au Mali, à la Mauritanie et au Niger voisins où opèrent les hommes d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Le ministre a confirmé la fermeture des frontières avec la Libye où les nouveaux dirigeants restent en butte à une résistance et recherchent le dirigeant déchu Mouammar Kadhafi et deux de ses fils.

Depuis le début de la rébellion en février, l'Algérie qui partage avec la Libye environ un millier de kilomètres de frontières, a dénoncé l'entrée d'armes venant de ce pays.Cette conférence, a expliqué le ministre, permettra aux pays de cette région d'échanger, d'analyser et mieux s'organiser pour "faire face" à ce nouveau défi.

Cette conférence de deux jours se tiendra à Alger au Palais des Nations.Son objectif est "d'organiser le partenariat à travers, entre autres, la création de synergie entre les partenaires des pays de la région et d'une plus grande complémentarité entre les différentes stratégies et partenariats en direction du Sahel", selon un communiqué du ministère.