Madagascar: aucune nouvelle de Ravalomanana, aux mains des autorités

Par La rédaction

Antananarivo (AFP)

Le sort de l'ex-président malgache Marc Ravalomanana, revenu lundi dans son pays et immédiatement arrêté, était toujours inconnu mardi matin, les autorités affirmant qu'il a été "mis en sécurité", alors que son fils évoque un "kidnapping".

Depuis lundi en début d'après-midi, les autorités n'ont donné aucune information sur le lieu ou les conditions de détention de M. Ravalomanana.Ses proches affirment n'avoir aucune nouvelle de lui.La presse locale parlait mardi de "mise en résidence surveillée", sans donner de détails.

Mardi matin, son fils Tojo Ravalomanana a qualifié devant des journalistes de "kidnapping" l'arrestation de son père et a demandé une rencontre entre sa mère Lalao Ravalomanana et le président Hery Rajaonarimampianina.

Mystérieusement rentré à Madagascar après six ans d'exil en Afrique du Sud, apparemment à l'insu des autorités, M. Ravalomanana avait harangué lundi matin quelques partisans devant chez lui puis donné une conférence de presse.

Vers 14h00 (11h00 GMT), une imposante unité d'élite de la gendarmerie, forte d'une quarantaine d'hommes, avait fait irruption à son domicile et l'avait emmené de force, entre deux hommes cagoulés.

Peu après, le président Rajaonarimampianina affirmait: "Marc Ravalomanana n'a pas été arrêté.Il n'a pas été emprisonné.Il est mis en sécurité contre les menaces de toutes sortes".Depuis, plus de nouvelles, et la gendarmerie, sollicitée mardi matin par l'AFP, a renvoyé à la déclaration du président.

L'ancien chef de l'Etat est sous le coup de condamnations par contumace à Madagascar.Il a notamment été condamné aux travaux forcés à perpétuité pour la mort de 36 manifestants abattus par sa garde le 7 février 2009 devant le palais présidentiel.