Nigeria: nouvelle attaque jihadiste dans une ville du nord-est

Par AFP

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Des dizaines de combattants jihadistes ont lancé mardi une nouvelle offensive sur Damasak, dans le nord-est du Nigeria, quelques jours après une attaque contre des installations humanitaires dans cette ville, ont indiqué à l'AFP des habitants et des sources militaires.

Des combattants du groupe Etat islamique en Afrique de l'Ouest (Iswap) ont pris d'assaut Damasak, à la frontière avec le Niger, vers 17h00 GMT, à bord de plusieurs camions équipés de mitrailleuses. Ils ont attaqué la base militaire et un poste militaire, donnant lieu à des échanges de tirs nourris, ont précisé ces sources. "Un groupe a attaqué la base militaire, incitant les troupes à riposter, tandis que le deuxième groupe s'en est pris à une position militaire à la périphérie et a réussi à y déloger des soldats". Le troisième groupe s'est "infiltré" dans la ville par le nord et a mis le feu à un poste de police, selon une source militaire.N'ayant pas réussi à envahir la base militaire, les jihadistes ont battu en retraite et sont entrés dans la ville, tirant sporadiquement pendant que les habitants s'enfermaient chez eux. "Tout ce que nous entendons, ce sont les coups de feu et les cris des insurgés", a indiqué un habitant. Lundi, des rumeurs d'une attaque imminente s'étaient répandues dans la ville, alors que les jihadistes avaient été aperçus dans plusieurs camions armés dans le village de Geidam Chukun, à quatre kilomètres de Damasak, selon des habitants. Damasak a été à plusieurs reprises la cible de combattants jihadistes, qui ont tenté plusieurs fois en vain d'y envahir une base militaire. Samedi, une attaque jihadiste contre des installations humanitaires de la ville avait fait au moins quatre morts et quatre blessés, selon des sources militaire et humanitaires.Depuis le début de la rébellion du groupe islamiste radical Boko Haram en 2009 dans le nord-est du Nigeria, le conflit a fait près de 36.000 morts et deux millions de déplacés.En 2016, le groupe s'est scindé, avec d'un côté la faction historique et de l'autre l'Iswap, reconnu par l'organisation Etat islamique (EI).