Somalie: au moins 10 tués dans de nouveaux affrontements avec les islamistes shebab

24 novembre 2010 à 6h00 par La rédaction

MOGADISCIO (AFP)

Au moins 10 combattants ont été tués mardi dans de nouveaux affrontements dans le centre de la Somalie entre des insurgés islamistes shebab et une milice pro-gouvernementale, ont indiqué des notables locaux.

"Les combats ont éclaté mardi matin pour ne cesser qu'en fin d'après-midi, nous avons été informés de la mort de dix combattants des deux bords et ce bilan devrait sans doute augmenter", a indiqué à l'AFP un chef clanique de la ville de Guriel (à 80 km), Moalim Abdurahman Duale, interrogé au téléphone.

Les affrontements ont opposé miliciens pro-gouvernementaux d'Ahlu Sunna wal Jamaa face aux insurgés shebab, qui se réclament d'Al-Qaïda, dans le village de Wardhumale (centre).

Samedi et dimanche, cette même localité avait été le théâtre de violents combats entre ces mêmes belligérants, faisant au moins 17 morts.

Mardi, les deux camps se sont affrontés à l'artillerie et ont fait usage de batteries anti-aériennes utilisées en combat au sol, provoquant la fuite de centaines de civils, selon un ancien de Wardhumale, Adan Dirie Hassan.

"Il ne reste plus aucun civil dans le village, tous sont partis, y compris ma famille, et 13 combattants ont été tués dans les combats", a expliqué M. Hassan.

Ahlu Sunna wal Jamaa a revendiqué la victoire."Nos forces ont désormais le contrôle total des zones contestées, nous avons infligé de lourdes pertes à l'ennemi, les cadavres de leurs hommes sont partout sur le champ de bataille", a affirmé Sheik Ali Bashi, un chef de cette milice à Guriel.

Aucun leader shebab n'était joignable pour commenter ces déclarations.

Les shebab, qui ont pris le contrôle de vastes territoires dans le centre et le sud du pays ces trois dernières années, ont juré la perte du président somalien Sharif Cheikh Ahmed soutenu à bout de bras par la communauté internationale.

Le gouvernement de transition somalien (TFG) ne contrôle qu'une petite partie de la capitale somalienne et ne doit sa survie qu'à l'appui des quelque 7.500 soldats ougandais et burundais de l'Amisom.