Somalie: quatre morts, dont deux kamikazes, dans une attaque contre le port

Par La rédaction

MOGADISCIO (AFP)

Au moins deux civils ont été tués jeudi midi dans l'enceinte du port de Mogadiscio lors d'une attaque menée par deux kamikazes, dont l'un a été abattu par les forces de sécurité et le second a réussi à actionner sa ceinture d'explosifs, a-t-on appris de source sécuritaire.

"Deux kamikazes ont attaqué le port.Ils sont parvenus à y pénétrer par une entrée secondaire.L'un d'eux a été abattu par les forces de sécurité tandis que l'autre s'est fait exploser", a déclaré à l'AFP un responsable des services de sécurité du gouvernement somalien, Mohamed Ibrahim.

Le kamikaze s'est fait exploser à proximité de l'entrepôt du Programme alimentaire mondial (PAM), situé dans l'enceinte du port.

Plusieurs témoins oculaires ont fait état de deux victimes civiles.

"J'ai vu les cadavres de deux civils tués par l'explosion.Ils travaillaient sur le port", a rapporté l'un de ces témoins, Osman Yusuf.

"L'un des assaillants s'est fait exploser devant l'entrepôt du PAM", a-t-il confirmé.

La sécurité du port de Mogadiscio est assurée par les troupes du gouvernement fédéral de transition et par la force de l'Union africaine en Somalie (Amisom).

Cette attaque, qui n'a pas encore été revendiquée, a très vraisemblablement été menée par les insurgés islamistes radicaux shebab, qui ont juré la perte du gouvernement fédéral de transition.

Les shebab ont récemment subi plusieurs revers militaires dans la capitale: au prix de durs combats, les troupes pro-TFG et l'Amisom ont repris en cinq mois le contrôle de plusieurs positions clés dans la capitale.

Face à cette offensive, les shebab ont fait venir des renforts à Mogadiscio pour tenter de reprendre les positions perdues mais ont également décidé de multiplier les attaques suicide, selon des sources sécuritaires régionales.

La police somalienne avait ainsi confirmé fin mai avoir eu vent de la préparation d'une série d'attentats à Mogadiscio.

Le 30 mai, deux soldats ougandais de l'Amisom ont été tués sur une de leur base du sud de Mogadiscio, dans une attaque-suicide perpétrée par au moins trois assaillants.